Et si vous repreniez des études?

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Non, les bancs de l'école ne sont pas réservés aux petits jeunes. Quel que soit votre âge, il est toujours temps de reprendre des études ou de suivre une formation complémentaire. Il vous suffit de trouver la formule qui vous correspond.

Vous l'entendez cette petite voix? La voix de vos envies? Celle qui vous donne envie de plaquer votre boulot pour faire ce que vous fait vibrer? Si oui, l'heure est peut-être venue d'envisager une reconversion professionnelle. "Soit vous faites de votre passion votre travail. Soit ça va nécessiter un ensemble de compétences que vous n'avez pas encore" explique Caroline Colson, professeur de psychologie à l'ULB. Qui dit nouvelle carrière, dit donc souvent passage par la case formation

Vous vous dites peut-être "recommencer à étudier à mon âge? Impossible!" Que nenni. "Après 20 ans de carrière, si votre job ne vous plait pas, il est encore temps de se réorienter" affirme Audrey Godart, conseillère d'orientation à la Mission Locale de Bruxelles Centre "parce qu'il vous reste encore plus de 20 ans de travail". Vu comme ça...

Votre job ne vous passionne pas (ou plus)? Vous rêvez d’autre chose? Mais êtes-vous prêt à sauter le pas? Suivez le parcours de Julie qui nous raconte, dans son blog, sa reconversion professionnelle.

Oui, mais les études vous semblent chères, irréalisables, impossibles à combiner avec un job ou votre vie de famille. Passons en revue la ribambelle d'options qui s'offrent à vous.

1. Les universités et écoles sup'

Première option, reprendre des études au sens classique du terme: temps plein et cours de jour. Adieu le travail, vous repassez étudiant à 100%. L’avantage de cette formule, c'est que tout est possible: vous pouvez entamer des études à mille lieues de votre formation de base et totalement réorienter votre carrière vers ce qui vous plait (et vous fait rêver). Mais il y a deux inconvénients de taille:

• Le temps. Si vous voulez devenir infirmier, psychologue ou prof, vous êtes reparti pour plusieurs années d’études (3 ans pour un bachelier, 5 ans si vous faites également un Master). Plusieurs années en tant qu’étudiant, ça veut dire plusieurs années à payer vos études et à ne pas percevoir de salaire, ni d’allocation de chômage. D’où l’inconvénient n°2.
• Le coût. Un minerval coûte 835 euros par an dans toutes les universités et écoles supérieures subsidiées par la Communauté française (en écoles privées, on atteint des sommes bien plus élevées). Si vous avez moins de 35 ans, vous pouvez toutefois obtenir une bourse d’études. À vous de calculer si vous arriverez à vous lancer dans cette aventure.

Heureusement, les universités (dont UCL, ULg, ULB et Saint-Louis) et les écoles supérieures (dont ICHEC et EPHEC) proposent une série de formations en horaire décalé, c’est-à-dire en soirée et/ou le samedi. Il peut s’agir d’un bachelier ou d’un master, mais également de formations de spécialisation. Le coût est également de 835 euros par an sauf si vous étalez votre programme sur plusieurs années, vous payerez alors des frais d’inscription liés au nombre d’heures de cours suivies. Et surtout, vous pouvez continuer à travailler sur le côté.

Vous travaillez et vous voulez vous former? Plusieurs aides à la formations existent.

Le congé éducation payé vous permet de vous absenter une centaine d’heures par an pour vous former, même si la formation n'est pas liée à votre emploi. Vous continuez à toucher votre salaire, plafonné toutefois à 2.700 euros brut/mois.

• Le chèque formation vous offre une formation gratuite payée à moitié par votre employeur et à moitié par la Région de laquelle vous dépendez (voire l’intégralité dans certains cas).

• Le crédit adaptation (uniquement en Wallonie) propose également des formations payées par l'employeur et la Région, à condition qu'au moins 3 travailleurs de l'entreprise suivent la formation sélectionnée.

2. Les cours de promotion sociale

L'enseignement de promotion sociale voit passer des dizaines de milliers d'étudiants chaque année. C'est la meilleure alternative aux universités et écoles supérieures si vous ne voulez pas vous ruiner dans l'enseignement privé. Ici, vous payez maximum 400 euros par an. Si vous êtes demandeur d'emploi, les droits d'inscription sont réduits et les cours sont même parfois gratuits.

Autres avantages de cette formule, la diversité des formations proposées, la proximité des écoles (162 établissements à Bruxelles et en Wallonie) et la flexibilité des horaires (en horaire dit "de jour" ou en horaire décalé).

3. Le Forem et Bruxelles Formation

Et si vous jetiez d’abord un œil aux formations organisées par Le Forem en Wallonie et par Bruxelles Formation ainsi que leurs partenaires (les centres de compétences en Wallonie, les centres de référence professionnelle à Bruxelles, le CEFORA,...). Cassons directement le cliché. Non, ces formations ne se limitent pas à un public infraqualifié. "De plus en plus de formations sont destinées à des cadres", affirme Caroline Lefebvre, conseillère au Forem. Principalement organisées (gratuitement) pour les demandeurs d'emploi, elle peuvent également faire le bonheur des travailleurs.

La particularité de ces formations? Leur durée: de quelques jours à quelques mois. Contrairement à l'enseignement en universités/écoles sup' et en promotion sociale, on vous propose de vous spécialiser, d'ajouter une corde à votre arc.

Pour les parents qui galèrent à trouver des baby-sitters ou pour les travailleurs qui ont des horaires impossibles, il existe aussi des formations à distance. En Wallonie, elles sont organisées par Le Forem et encadrées par un coach. Bruxelles Formation propose de son côté des formations à distance en informatique, secrétariat, comptabilité, communication et autre suite à un entretien avec un formateur pour les demandeurs d’emploi et pour les travailleurs.

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