Geens: "Nous ne sommes pas la serpillière de la rue de la Loi"

L'ex-chargé de mission royale ne pense pas, après la "fin de non-recevoir" du PS, que le CD&V devrait plier pour ressusciter une "coalition Vivaldi".

Même si la bourguignonne (alliant PS et N-VA) est enterrée, une coalition Vivaldi n'est pas pour autant plus à l'ordre du jour. Et ce malgré les appels, dont celui de l'écologiste Kristof Calvo ce week-end.

J'aurais aimé une sortie plus élégante que cette fin de non-recevoir du PS
Koen Geens
ex-chargé de mission royale

Koen Geens lui-même a souligné cela dimanche lors d'une intervention musclée dans De Zevende Dag (VRT). Concernant sa mission, le leader du CD&V y a déclaré: "C'était une opportunité unique pour les deux parties (N-VA et PS, ndlr) de se réunir sous la direction d'un tiers. Je pensais que j'avais la confiance. J'aurais aimé une sortie plus élégante que cette fin de non-recevoir."

 

Geens fait référence au "j'en ai marre" avec lequel le président du PS, Paul Magnette, a torpillé sa mission vendredi matin, après quoi Geens a dû annoncer sa démission au roi quelques heures plus tard.

Comme le président du CD&V, Joachim Coens, samedi, Geens souligne que les démocrates-chrétiens flamands ne sont pas prêts à entrer à tout prix dans un gouvernement. "Nous avons aussi des opinions, nous ne sommes pas la serpillière de la rue de la Loi."

Il y avait des signaux que c'était possible, sinon je n'aurais pas joué ma tête
Koen Geens
Ex-chargé de mission royale

"Cela n'a pas capoté sur le contenu", souligne l'ancien négociateur royal à propos de sa mission brutalement interrompue. "Je suis volontariste, mais pas naïf. Il y avait des signaux que c'était possible, sinon je n'aurais pas joué ma tête. Si l'on avait pu se préparer à une réforme de l'État après les prochaines élections et laisser à mon parti, éthiquement, une petite place au lieu de le presser comme s'il était un parti du Vatican, vous auriez vu que c'était possible."

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