Georges-Louis Bouchez: "Je préfère un gouvernement un peu lourd et sortir de l'impasse"

Quels partis pour le futur gouvernement fédéral? "Il faut une grande union, à sept ou huit. Il faut que les grands partis soient là...", préfère Georges-Louis Bouchez. ©BELGA

Le président du MR Georges-Louis Bouchez voudrait un accord de gouvernement pour cet été. Paul Magnette, le ténor du PS, voit plutôt une issue pour fin septembre ou début octobre. Avec qui, autour de quoi? Tout reste à faire...

Georges-Louis Bouchez, le président du MR, plaide pour la conclusion d'un accord de gouvernement cet été et "plutôt en juillet qu'en septembre." Septembre, c'est plutôt l'horizon de Paul Magnette, le président du PS. Celui-ci disait mercredi espérer que des négociations en vue de former un nouveau gouvernement puissent s'ouvrir fin juin, quand les pouvoirs spéciaux auront pris fin, et aboutir d'ici la fin septembre, voire début octobre, quand la Chambre fait sa rentrée officielle.

"Il faut que les grands partis soient là…"
Georges-Louis Bouchez
Président du MR

On le sait, Paul Magnette et Conner Rousseau (sp.a) avaient lancé des rencontres avec les huit autres partis associés aux pouvoirs spéciaux (N-VA, MR, Open Vld, CD&V, Ecolo, Groen, cdH et DéFI). La Première ministre leur avait demandé de mettre leurs travaux entre parenthèses le temps de se concentrer sur les mesures de soutien. Mais les consultations reprendront ce weekend, avec l'intention de dégager les priorités pour un programme de gouvernement et un plan de relance. Un rapport devrait être présenté dans le courant de la semaine prochaine.

Avec qui?

Georges-Louis Bouchez estime qu'il faut " une grande union, à sept ou huit. Il faut que les grands partis soient là… Je préfère un gouvernement un peu lourd et sortir de l'impasse."

Paul Magnette ne s'avance pas plus sur des noms de futurs partenaires. Sur RTL-TVi mercredi, il a reconnu des "difficultés" avec la Vivaldi, soit la coalition associant socialistes, libéraux, écologistes et le CD&V, sans la N-VA. On en reviendrait donc au mariage compliqué entre les socialistes et les nationalistes, une union qu'aucun émissaire royal, et ils furent nombreux avant la crise du Covid-19, n'a pu forcer.
Mais le président des socialistes francophones, qui avait déjà montré un semblant d'ouverture à l'égard du parti de Bart De Wever, avant de se faire rappeler à l'ordre par les siens, avoue bien qu'il n'est pas si fermé à l'idée. "Personne n'est inévitable, le PS non plus d'ailleurs. "

"Ce qu'il faut c'est essayer de dégager qui veut s'engager pour un plan de relance et des mesures fortes."
Paul Magnette
Président du PS

On sait que la famille verte refuse, elle, de lier son sort avec celui de la N-VA dans un gouvernement fédéral. La présidente de Groen Meyrem Almaci estime ainsi que la piste d'une coalition Vivaldi reste envisageable.

Ça c'est pour le qui. Reste le quoi. "Ce qu'il faut, c'est essayer de dégager qui veut s'engager pour un plan de relance et des mesures fortes", a expliqué le président socialiste. "On va essayer d'obtenir un nouvel accord ce samedi sur un plan de soutien aux secteurs en difficultés. On peut poursuivre sur cette base-là", espère Georges-Louis Bouchez dans Sudpresse.

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