Il n'y a pas que la faillite ou la PRJ

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Depuis peu, afin d'éviter la faillite ou la réorganisation judiciaire, le tribunal de l'entreprise du Brabant wallon pousse à la désignation de médiateurs d'entreprise. Une façon de travailler qui permet d’œuvrer en toute confidentialité.

On le sait, la crise du coronavirus devrait provoquer, au cours des prochains mois, une vague de faillites sans précédent. Si un moratoire pris en vertu des arrêtés royaux de pouvoirs spéciaux a permis de mettre une sorte de couvercle sur le nombre de faillites, nul doute que celles-ci repartiront à la hausse dès la levée du moratoire le 17 juin prochain. Avocats.be, la plateforme qui regroupe les barreaux francophones et germanophone, a profité de cette période pour rappeler que la faillite n'est pas la seule solution

"La faillite n'est pas la seule solution."
Avocats.be

Et si les sociétés en difficulté ont l'habitude de recourir à la procédure de réorganisation judiciaire (PRJ), peu de gens pensent à la médiation d'entreprise. Récemment, le tribunal de l'entreprise du Brabant wallon a décidé de recourir plus systématiquement à la désignation d'un médiateur d'entreprise. Dans le Brabant wallon, un accord a été conclu entre la chambre du commerce et d'industrie, le tribunal de l'entreprise et le barreau. Cette façon de faire présente plusieurs avantages: la nomination d'un tel médiateur est confidentielle et elle permet d'entamer des négociations à l'amiable avec les créanciers, nous a expliqué l'avocat Gérard Leplat (Altalaw). Le mandataire, désigné par le tribunal, jouit d'une certaine autorité et il a plus de distance que l'avocat de la société. 

Récemment, l'avocat Cédric Alter (Janson) a été désigné comme médiateur d'entreprise en vue de préparer la PRJ du Pain Quotidien, une façon de travailler qui a permis d'éviter la publicité des débats. 

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