It's raining again in the Cinquantenaire

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Les invités au récent dîner de gala de Care Belgium ont été surpris par l'état des lieux. Découvrez pourquoi dans les coulisses de la semaine.

Les invités au récent dîner de gala de Care Belgium ont été surpris par l'état des lieux. Ces hommes et femmes, tirés à quatre épingles, au prestigieux dîner de gala de l'ONG ne s'attendaient sans doute pas à découvrir seaux, torchons et oeuvres d'art accrochées au mur mais recouvertes de protections en plastique. Bienvenue au palais du Cinquantenaire! Ce dernier reste visiblement toujours l'objet d'infiltrations et de fuites. Et la situation devient vite catastrophique lorsque des orages s'abattent sur Bruxelles.

©Nicolas Vadot

Cet événement de Care Belgium était placé sous le haut patronage du ministre belge des Affaires étrangères et européennes, Didier Reynders et présidé par la princesse Esmeralda de Belgique. Une vente aux enchères était organisée par la maison Sotheby's ainsi qu'une tombola de prestige, les bénéfices générés étant versés aux projets de Care Belgium. Celle-ci a été fondée en 2013 et fait partie du réseau Care International qui lutte contre l'extrême pauvreté, se concentrant sur les femmes et les filles. Care est considérée comme un acteur incontournable en matière de lutte contre l'extrême pauvreté en Afrique, en Amérique centrale et en Asie.

Selon des invités au gala, l'événement a pâti des fuites d'eau au sein du bâtiment. Certains invités en tenue de soirée se disaient même scandalisés, en constatant l'état de délabrement du palais. A quand une grande opération de solidarité pour le Cinquantenaire?

Un club financier transformé en centre

Le Belgian Finance Club devient Belgian Finance Center. Le Belgian Finance Club présidé par Bruno Colmant regroupe des sociétés et des intermédiaires actifs en Belgique. Il a été créé en 2009 en vue de promouvoir la place financière belge et de renforcer le sentiment d'appartenance à celle-ci. Dix ans après sa naissance, il change de nom. Pas de révolution toutefois. Les initiales restent les mêmes: BFC. Mais le terme "club" qui faisait peut-être trop référence à un club privé voire à un club de foot est remplacé par "center". La question s'est posée également de savoir si "Belgian" devait laisser la place à "Brussels", puisque l'on parle davantage de la place financière bruxelloise que de la place belge. Mais il n'y avait pas unanimité pour ce changement.

Au passage, le Belgian Finance Club, bientôt Center (cela doit être publié au Moniteur), a acquis le nom de domaine www.bfc.be qui n'était pas libre lors de sa création. Parmi les administrateurs du BFC, on peut pointer les noms de Philippe Delaunois (vice-président), Lieve Mostrey (CEO d'Euroclear) ou encore Philippe Masset (CEO de Degroof Petercam).

Petit hommage à Armand De Decker

Beaucoup d’hommages ont été rendus cette semaine à l’ex-président libéral du Sénat Armand De Decker, décédé mercredi. Très bon connaisseur des questions de défense et de sécurité internationale, l’ancien bourgmestre d’Uccle disposait de réels contacts à haut niveau sur la planète, acquis au gré de ses différentes fonctions. À l’occasion d’une session de l’Assemblée générale de l’ONU il y a quelques années, des diplomates racontaient ainsi qu’Armand De Decker, qui remplaçait le ministre des Affaires étrangères, avait été accueilli – à son grand plaisir – lors d’une réunion par un tonitruant "Hi Armand" par l’ancien secrétaire d’Etat américain John Kerry. Selon ces mêmes diplomates, cette marque de sympathie tranchait ostensiblement avec l’isolement, lors d’un autre colloque au sein de l’ONU, du Premier ministre belge d’alors, Elio Di Rupo, que personne ne semblait connaître…

Et revoilà le "Grand bleu" dans la course

Guy Verhofstadt, comme les chats, a plusieurs vies. Lui que l’on disait hors course pour présider le groupe libéral au Parlement européen (Renew Europe) voit sa cote remonter suite à l’éviction de la candidate de l’Élysée pour ce poste, Nathalie Loiseau (photo). La protégée d’Emmanuel Macron, inspirée par un communicateur zélé, avait décidé de rencontrer la presse européenne lors d’une séance "off the record" pour un premier contact. En confiance, elle s’est mise à balancer aux journalistes médusés sur ses collègues européens, traitant au passage "d’ectoplasme" Manfred Weber, le candidat PPE à la présidence de la Commission. Notre confrère Le Soir a fini par briser le "off" en balançant l’affaire. Nathalie Loiseau, mise à nu, a été contrainte de retirer sa candidature à la présidence des libéraux. Loiseau tombée du nid, le "Grand bleu" retrouve toutes ses chances de voir son mandat à la tête des libéraux européens renouvelé.

©AFP

Entre-temps, la bataille pour la présidence de la Commission européenne et des autres institutions continue à faire rage. Il nous revient que les six dirigeants européens chargés de négocier vendredi dernier ne sont tombés d’accord sur rien. Constatant leur désaccord, ils ont décidé de parler d’autres sujets importants pour l’avenir de l’Europe. Abordant l’élargissement, ils ont découvert à quel point ils étaient aussi en désaccord sur le sujet. Suite à cette discussion infructueuse, l’élargissement fut retiré de l’agenda stratégique européen. Qui n’avance pas recule…

Merci à "Stevie" Davignon

Ça y est, on connaît désormais la différence de pouvoir d’achat entre le Nord et le Sud du pays! Et c’est à Etienne Davignon qu’on le doit (l’homme est décidément dans tous les bons coups). À 86 ans, ce grand commis d’Etat nous a pondu son premier livre, les "souvenirs" de sa vie. L’opus vient de sortir. Les maisons d’édition sont Racine côté francophone, Lannoo côté flamand (en fait, pour ceux qui l’ignorent encore, il s’agit de la même société). D’où notre surprise, lors de la présentation du livre en grande pompe ce jeudi, d’observer une différence de prix entre les deux versions: 24,95 euros pour les francophones, 25,99 euros pour les Flamands. De quoi créer des jalousies? Non. L’éditeur a peut-être considéré que le public flamand était plus riche. Alors sortons nos calculettes et jugeons: d’après Racine-Lannoo, le pouvoir d’achat des Flamands serait donc 4,17% plus élevé que celui des francophones. Dont acte. Amis économistes, ne cherchez plus, vous avez ici la réponse. Amis Flamands, un conseil: apprenez bien le français, et vous ferez des économies substantielles.

L’église au milieu du village

Quand Julio Iglesias parle d’Eden Hazard et de nos problèmes belgo-belges… "Combien d’entre vous parlent néerlandais, comme ma femme?" lançait le week-end dernier Julio Iglesias, dans un Sportpaleis anversois bondé. Avant d’enchaîner, fidèle à son image de grand charmeur, "combien parlent français, comme ma copine"? Rires dans la salle à la clé. "Pour ma part, je n’ai jamais appris le néerlandais, comme ça je ne comprends pas ce que ma femme me dit quand elle est vraiment fâchée" – son épouse, Miranda Rijnsburger, est Néerlandaise. Puis d’enchaîner sur un petit passage politique, en période de dissensions post-électorales ici en Belgique. "La seule politique que je comprends, c’est quand un jeune type venu d’Espagne tombe amoureux d’une femme rencontrée en Flandre." De quoi en faire hoqueter plus d’un dans la salle, en plein cœur de "dé stad" de Bart De Wever. "Vous avez un beau pays. Avec des chanteurs de talent comme Jacques Brel, sûrement le meilleur que l’Europe ait jamais connu."

Mais aussi des footballeurs. Eden Hazard au Real Madrid, "il était quand même temps", a asséné le chanteur alors que le Diable Rouge a rejoint cette semaine le club espagnol. "Il va désormais pouvoir suivre sa route." Et l’homme sait de quoi il parle. En effet, en son jeune temps, il a été… gardien de but des Madrilènes pendant une paire d’années. "En fait, pour tout vous dire, je n’aurais jamais pensé être chanteur. Mais bon, j’ai dû arrêter le foot parce que je n’étais pas très bon." Ceci pour cause d’un grave accident de voiture en 1962. Un accroc qui lui a permis à l’époque de finir son droit, puis de connaître la carrière qui fut la sienne, forte de 80 albums.

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