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J'adore la Grèce, mais si j'avais su...

©Marijan Murat/dpa

Cinq heures d'attente pour faire un test Covid... Et je ne suis pas encore sûre de pouvoir monter dans l'avion.

Mardi, Hôpital Saint-Jean, à Bruxelles. Comme indiqué, je me rends aux urgences. Dans la cour, une file serpente: une trentaine de personnes attend déjà pour un test Covid-19.

Quarante minutes plus tard, la file a quasi doublé. Ma voisine de devant, en robe à fleurs, la quarantaine, fait figure d’habituée: elle était là la veille pour sa mère, entre-temps hospitalisée pour inflammation pulmonaire. "Je reviens donc me faire tester." Derrière, un jeune homme envoyé par son médecin pour une légère toux. "C’est sans doute une pharyngite, mais mieux vaut être sûr. Et je suis venu ici parce que dans d'autres centres, les patients ont attendu les résultats deux semaines. Ici, ils les promettent dans les 48 heures."

J’espère. Vendredi, je dois décoller pour la Grèce, qui impose, depuis le 17 août, un test Covid-19 réalisé dans les 72 heures précédant le voyage. J'avis pris rendez-vous dans un autre centre, mais il faisait analyser ses échantillons par Synlab, qui a eu un problème de machine, et qui est débordé - on parle de 96 heures de délai. Trop long, donc.

On est loin de la séparation des flux entre personnes malades envoyées par leur médecin et voyageurs annoncée par le ministre Maron.

Certains centres ne prennent plus les voyageurs. D'autres ne peuvent garantir un résultat dans les 72 heures. Je suis donc tombée sur l'hôpital Saint-Jean, qui travaille actuellement sans rendez-vous, vu l'afflux de demandes. Et on est loin de la séparation des flux entre personnes malades envoyées par leur médecin et voyageurs annoncée par le ministre Maron…

On n’avance pas. Des personnes qui avaient rendez-vous depuis une ou deux semaines passent en priorité. Le personnel apporte tabourets et chaises aux plus fatigués, et essaie, un peu maladroitement, de réorganiser la file. Les distances de sécurité s’estompent.

Une grosse averse tombe. Certains s’agglutinent sous un auvent pour éviter la pluie. Je préfère encore être mouillée. Un médecin nous invite à nous protéger en entrant dans un container. Nous sommes tous masqués, mais plus du tout à distance. Heureusement, le soleil revient vite.

La file se reconstitue, chacun reprend sa place, dans le calme. Sauf une dame qui vient d'arriver, et qui est très énervée d'apprendre qu'elle ne passera plus aujourd'hui. Après quatre heures et demi d’attente, mon tour finit par arriver. Une petite dizaine de minutes pour les formalités administratives, trente secondes pour le test lui-même - juste un mauvais moment à passer –, puis passage au labo pour déposer l’échantillon et payer.

Mon stress n’est pas terminé. J'ai reçu le résultat: négatif. Mais j'ai dû demander au labo d'ajouter sur le rapport mon numéro de registre national, exigé par la Grèce. Et il reste un gros point d’interrogation : entre l’heure du test et le décollage, il y a moins de 72 heures. Mais à l’atterrissage, ce délai sera légèrement dépassé. Bref, des préparatifs tout sauf tranquilles. J’adore la Grèce, mais si j’avais su…

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