Kinepolis pose le pied en Amérique

Une salle de cinéma canadienne de Landmark Cinemas

Le groupe belge Kinepolis rachète Landmark Cinemas, le deuxième exploitant de salles de cinéma au Canada.

Le groupe belge Kinepolis s'invite sur le marché du cinéma canadien. Il rachète ainsi l'entreprise Landmark Cinemas, qui se trouve être le deuxième exploitant de salles de cinéma au Canada. Une acquisition "d'importance moyenne" qui permet au groupe belge de mettre un pied sur le continent américain.

"Landmark Cinemas exploite 44 cinémas de toutes tailles dans le Centre et l'Ouest du Canada à partir de son siège social situé à Calgary, dans la province de l'Alberta. Les 44 cinémas de Landmark Cinemas, qui représentent 55.000 places assises et 303 écrans, ont réalisé, en 2016, un chiffre d'affaires de 156,3 millions de dollars canadiens avec 10,2 millions de visiteurs. La société est le deuxième exploitant de salles de cinémas au Canada, avec une part de marché de 10%", précise Kinepolis dans un communiqué.

Cette arrivée sur le continent américain va offrir à Kinepolis "un meilleur équilibre géographique de ses activités" ainsi que "de nouvelles opportunités de croissance par le biais d'acquisitions et de nouvelles constructions".

Cette acquisition est une grande première puisque le groupe belge n'était jusqu'à présent actif qu'en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Espagne, au Luxembourg, en Pologne et en Suisse. Cette arrivée sur le continent américain va offrir à Kinepolis "un meilleur équilibre géographique de ses activités" ainsi que "de nouvelles opportunités de croissance par le biais d'acquisitions et de nouvelles constructions".

Le contrat signé avec Landmark Cinemas comprend en effet déjà deux nouvelles constructions dans la province de l'Alberta, à St. Albert et à Fort McMurray, ainsi que des plans pour d'autres cinémas à construire. La valeur d'entreprise de l'acquisition s'élève à 122,7 millions de dollars canadiens, soit un prix d'achat de 84,2 millions d'euros. Landmark Cinemas réalise un chiffre d'affaires de 156,3 millions de dollars canadiens.

Que Kinepolis dépense de l'argent pour une telle acquisition n'est toutefois pas une surprise.

Que Kinepolis dépense de l'argent pour une telle acquisition n'est toutefois pas une surprise. Suite à la publication de ses résultats semestriels, on savait que la société belge était confronté à un problème de luxe puisqu’elle disposait de cash qu’elle n’avait pas encore réussi à investir. Son endettement minime la mettait dans une situation idéale pour réaliser de nouvelles acquisitions et poursuivre son expansion.

Eddy Duquenne, le CEO du groupe, avait d’ailleurs indiqué lors de la présentation des résultats semestriels: "Nous nous préparons en interne à doubler jusqu’à 100 complexes." Une étape logique vient donc d’être franchie.

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