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L'envie de faire grève démange à la FGTB

©Photo News

La FGTB compte maintenir la pression durant les 7 derniers mois de la législature. Le syndicat propose une journée d’action nationale avant le 15 décembre.

On continue d’éviter soigneusement le mot "grève", mais il transpire sur les réseaux sociaux et dans la communication de la FGTB. Le syndicat socialiste a adopté vendredi un nouveau plan d’actions lors de son comité fédéral. C’était attendu. Depuis la fin de l’été, le syndicat avait annoncé qu’il évaluerait la situation après la manifestation contre les pensions du 2 octobre dernier. Or, cette manifestation a démontré que la mobilisation était toujours possible. À ce stade, le syndicat socialiste évoque une "journée d’actions" qui devra se tenir avant le 15 décembre.

"Pour la Wallonie, ce sera des grèves partout où c’est possible!"
Jean-François tamellini
secrétaire fédéral de la FGTB

Pour la date précise, la FGTB va d’abord se concerter avec les deux autres syndicats (CSC et CGSLB) afin de tenter de mener cette action en front commun. Et les rouges ne veulent pas imposer à leurs collègues un calendrier. La CSC doit réunir son bureau national dans deux semaines, à ce stade elle se borne à prendre acte de la décision de ses collègues socialistes. Pour la forme aussi, la FGTB va prendre la température chez les autres camarades. Mais elle cache mal son envie d’aller jusqu’à une grève. "On ne s’interdit aucun moyen d’action", expliquait Nicolas Deprets, l’attaché de presse de la FGTB, vendredi au sortir du comité fédéral. Cela peut donc aussi être des grèves".

Question de rhétorique  

Sur les réseaux sociaux, une partie de la base pousse à frapper fort. Plus fort que ce que le syndicat a fait jusque maintenant. Et le secrétaire fédéral Jean-François Tamellini disait lui-même jeudi soir sur son mur Facebook en avoir "plein le cul des balades". "La forme de ces actions sera définie au niveau des régions, en fonction des réalités de terrain. Pour la Wallonie, ce sera des grèves partout où c’est possible!", annonçait-il encore vendredi après midi. Mais reste encore à convaincre… D’abord les "camarades" du nord du pays, pour qui l’option grève est plus difficile à choisir "même s’ils ne disent pas non", précise Tamellini. Mais ils ne le feront probablement pas s’ils ne sont pas suivis par le front commun.

Si l’on s’en tient à une journée de manifestation nationale, elle sera malgré tout couverte par un préavis de grève couvrant les affiliés qui décideraient de participer. Tout est donc dans la rhétorique…

Au-delà de ce grand rendez-vous, la FGTB maintiendra la pression, autant avant qu’après, au travers d’actions ponctuelles (pouvant aussi aller jusqu’à des grèves). "Le plan d’action sera adapté en fonction des mesures prises par le gouvernement, et en fonction de l’évolution du dialogue social (les partenaires sociaux doivent encore négocier un accord interprofessionnel et la liste des fonctions pénibles), dit encore la FGTB.

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