L'hésitation face à l'AstraZeneca ralentit la vaccination

Anderlecht fait partie des centres de vaccination qui disposent encore de créneaux libres. ©Photo News

Certains centres de vaccination disposent de pas mal de créneaux libres. Une situation due pour une bonne part aux hésitants face à l'AstraZeneca.

Au centre de vaccination de Namur Expo, malgré les appels via les réseaux sociaux et dans la presse locale, il reste des créneaux libres. "Sur les 6.000 doses AstraZeneca que nous avons reçues, il en reste un petit millier à administrer", expliquait Dominique Henrion, le médecin coordinateur du centre, mardi en milieu de journée.

Même phénomène aux centres de vaccination d’Anderlecht, Schaerbeek, Woluwe-Saint-Pierre et Forest: vu les nombreux créneaux encore disponibles, la Cocom a autorisé les Bruxellois de 41 ans inscrits en liste d'attente à prendre rendez-vous via le 02/214.19.19, le temps que la plateforme d'enregistrement Bruvax soit adaptée.

Une situation due pour une bonne part aux hésitations d’une partie de la population à l’égard du vaccin AstraZeneca. "Quantifier le phénomène est difficile, mais on constate que les différentes annonces autour de ce vaccin ont refroidi certaines personnes, alors que ce vaccin est sûr et protège contre le coronavirus", explique Fatima Boudjaoui, porte-parole de la Cocom. L’administration de la deuxième dose après 12 semaines constitue un frein supplémentaire. "Bruxelles a ramené ce délai à 8 semaines, ce qui devrait avoir un effet positif", poursuit Fatima Boudjaoui.

La difficulté, c'est qu'à mesure que la campagne de vaccination avance, ce ne sont plus les questions de livraison ou les changements de règles concernant l'administration des vaccins qui ralentissent les opérations, mais bien la question de l'adhésion vaccinale. Et comme la Belgique a décidé de ne pas administrer l'AstraZeneca aux moins de 41 ans, le réservoir de candidats potentiels à ce vaccin se réduit.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés