L’horizon social reste bouché après la grève nationale

Les syndicats espèrent que la mobilisation de ce mercredi, qui a fait tourner la Belgique au ralenti, aura envoyé un message clair au gouvernement et au monde patronal. Si les appels à reprendre les négociations ont plu de partout, peu d’ouvertures se dessinent sur le front social.
  • Le trafic aérien et ferroviaire reprend presque normalement

    L'espace aérien, fermé pendant 24 heures en raison de la grève nationale, a rouvert à 22h00. Les trains, pour lesquels un service alternatif avait été prévu durant la journée, ne sont plus en service minimum mais des perturbations sont encore possibles. Leur circulation reprendra tout à fait normalement jeudi matin, d'après une porte-parole de la SNCB.

      

  • Et maintenant, retour à la case départ

    Alors que la grève générale touche à sa fin, comment se profile la suite des événements? Pour l'heure, aucune réunion entre patrons et syndicats n'a été programmée. Et chacun continue à camper sur ses positions. Un AIP pour 2019 et 2020? C'est loin d'être gagné. 

    > Lire notre analyse: Et maintenant, retour à la case départ 

  • Les explications de Total Belgique

    "Les travailleurs bloqués sur leur lieu de travail vont toucher leur salaire, plus un dédommagement de 560 euros brut ainsi qu’un jour de congé compensatoire. Si vous faites le compte, vous arrivez peut-être au montant cité par la FGTB, mais non, nous ne donnerons pas 1500 euros de prime à ceux qui ont travaillé."
    Jean-Luc Layon
    Porte-parole des activités Total en Belgique

  • Le point sur la situation à 17h30

    ©BELGA

  • Boom de l'utilisation des trottinettes électriques

    En ce jour de grève, la start-up Lime a constaté une augmentation de plus de 100% d'utilisation de ses trottinettes électriques à Bruxelles, en comparaison avec mercredi de la semaine dernière. "L'heure de pointe a été massive aujourd'hui", se réjouit Benjamin Barnathan, General Manager Benelux de la marque. "A 8 heures du matin, il y avait quatre fois plus d'utilisateurs que d'habitude." 

    Du côté de Villo, principal service de vélos partagés à Bruxelles, on constate la même tendance (voir graphique ci-dessous) 

  • La FGTB disposée à revenir à la table des discussions

    Le syndicat socialiste est toujours prêt à négocier mais seulement si l'on tient compte des exigences des travailleurs. C'est en ces termes qu'a réagi, en marge de la grève nationale, la FGTB à l'invitation du patronat à reprendre rapidement les discussions sur la marge d'augmentation salariale.

    "Nous voulons toujours négocier mais cela doit alors vraiment être sérieux. Les syndicats ont des exigences sociales légitimes qui peuvent également profiter à l'économie. Elles doivent être prises en compte. S'asseoir à la table juste pour dire oui à ce que proposent les organisations patronales n'est pas une forme de consultation honnête."
    Miranda Ulens
    Secrétaire générale du syndicat socialiste

    Aucune date pour une reprise des discussions n'a pour le moment été fixée.

    ©BELGAONTHESPOT

  • Pour l'Unizo, les conséquences de la grève sont moindres que prévu

    La volonté de faire grève est faible au sein des PME du nord du pays, à peine 4% d'entre elles étant en grève, souligne l'organisation flamandes de classes moyennes Unizo. En ce qui concerne les entreprises de taille moyenne, un quart d'entre elles sont en grève. Dès lors, "l'impact de la grève est finalement un peu plus faible que ce l'on avait pensé", a réagi l'administrateur délégué d'Unizo, Danny Van Assche.

  • La FEB appelle les syndicats à regagner la table des négociations

    La Fédération des Entreprises de Belgique appelle les syndicats à la "raison", après "l'émotion" de la grève. Elle espère ainsi pouvoir rapidement regagner la table des négociations afin de conclure un accord interprofessionnel (AIP), qui soit "basé sur un équilibre entre entreprises compétitives et pouvoir d'achat".

    "Ce serait une bonne chose si les partenaires sociaux pouvaient être un partenaire fiable au sein du tissu socio-économique de notre pays."
    Pieter Timmermans
    administrateur délégué de la FEB

     "J'espère que le sens des responsabilités l'emportera afin qu'un AIP puisse encore être conclu", a ajouté le patron des patrons. Face à la grogne syndicale, la FEB appelle donc à la paix sociale. D'après les chiffres de la fédération, avec un AIP, les salaires nets pourraient augmenter de 5 à 6,1% entre 2019 et 2020, entraînant par là même une augmentation du pouvoir d'achat.

    "La faible baisse de la part salariale et l'augmentation de l'excédent brut d'exploitation qui en découle n'ont pas donné lieu à des dividendes généreux, mais ont été affectés en premier lieu au paiement d'impôts plus élevés et, depuis quelques années, à une augmentation des investissements. Depuis peu, nettement plus de bénéfices sont par ailleurs mis en réserve pour des investissements futurs, pour préparer les entreprises aux défis (numériques) de l'avenir", analyse Edward Roosens, économiste en chef de la FEB.

    D'après les chiffres de la FEB, les impôts directs payés par les entreprises belges sur leurs bénéfices ont crû de 3,2% de la valeur ajoutée en 1995 à 5% en 2016 et même 6% en 2017.

    ©BELGA

  • La région de Charleroi très impactée

    Plusieurs sites industriels de la région de Charleroi sont aussi bloqués. Parmi ceux-ci on compte notamment ceux de Thy Marcinelle, de Nexans, d'Industeel ou encore d'Aperam.

    Des perturbations ont également été constatées aux abords des centres commerciaux Rive Gauche et Ville 2.

    Au niveau des administrations communales, les autorités avaient généralement pris les devants, annonçant depuis plusieurs jours des fermetures de guichets.

  • Total Feluy propose 1.800 euros à ses travailleurs pour ne pas faire grève

    Total Feluy propose 1800€ à ses travailleurs pour ne pas faire grève

  • Les propositions de révision de la loi de 1996 suspendues pour deux semaines à la Chambre

    La commission des Affaires sociales de la Chambre a décidé de suspendre pendant deux semaines l'examen de deux propositions de loi des socialistes visant à revoir la loi de 1996 sur la modération salariale. Les députés ont décidé d'attendre les résultats d'une éventuelle reprise de la concertation sociale.

    Les textes du PS et du sp.a visent à revenir sur une modification approuvée sous cette législature à l'initiative du gouvernement. La proposition du PS prend en compte les réductions de cotisations sociales et subsides salariaux dans le calcul de la marge salariale et supprime la référence au "handicap historique" des salaires belges par rapport aux pays voisins. Aux yeux des socialistes, il faudrait aboutir à une marge "plus raisonnable" de 3%.

    La commission reprendra donc ses travaux le 27 février.

  • Les taxis pris d'assaut dans la capitale

    Les taxis bruxellois tournent à plein régime, apprend-on chez les Taxis Verts. "Depuis 5h00, ce matin, on observe pratiquement un doublement" de l'activité par rapport à une journée de semaine "normale", indique la société

  • Quid en région liégeoise?

    Les accès des plus importants parcs d'activités économiques (Hauts-SartsGrâce-Hollogne, Bierset Logistique) ont été bloqués par des piquets de grève, a indiqué la CSC. 

    Des piquets ont également été constatés aux accès de centres commerciaux (Ikea à Hognoul ou Cora à Rocourt), ainsi qu'aux ronds-points permettant d'accéder au site de Liege Airport.

    De nombreux magasins d'alimentation sont fermés et des piquets ont bloqué les accès de centres commerciaux comme Belle-île ou Médiacité.

  • Un piquet de grève au siège de la RTBF

    Un piquet de grève d'une trentaine de personnes est organisé à Reyers, siège de la RTBF et la VRT, indiquent des représentants de la CGSP et l'ACOD. "Un certain nombre de personnes sont restées chez elles", selon le représentant flamand. Les membres du piquet informent les gens sur le préavis de grève déposé pour le 21 février et les revendications qui ont poussé à le déposer.

    "Il n'y aura pas d'émission perturbée."
    Bernard Gabus
    représentant de la CGSP

    L'objectif premier de cette grève de 24h est de faire diminuer l'emploi précaire institutionnalisé, et particulièrement dans les métiers de la production de contenus.

  • Plus de 100 supermarchés restent porte close

    Les portes d'une centaine de supermarchés resteront fermées. La chaîne Carrefour compte 44 fermetures de magasins et Delhaize 68. La majorité des enseignes sont toutefois ouvertes. "Sur nos 800 magasins, plus de 750 sont ouverts", indique le porte-parole de Carrefour, Baptiste van Outryve.

    "Pour l'instant, tous les magasins franchisés sont ouverts. Soit plus de 650", signale le porte-parole de Delhaize. 68 magasins de la chaîne sont fermés. "L'impact est plus important à Bruxelles et en Wallonie."

  • Mouvement très suivi en Flandre

    • L'appel à la grève est particulièrement bien suivi dans les grandes entreprises de la province d'Anvers, comme au sein d'Atlas Copco et Coca-Cola à Wilrijk ou Agfa à Mortsel, selon le syndicat socialiste. "Il y a des piquets de grève mais ils sont finalement purement symboliques." Dans les entreprises chimiques du port d'Anvers comme BASF, Bayer ou Ineos, seul le personnel essentiel est à l'œuvre.
    • En Flandre-Occidentale, la grève touche principalement les entreprises, l'aéroport d'Ostende et les ports. De nombreux sites industriels sont fermés. Des actions de grève sont menées dans des dizaines d'entreprises, notamment chez Picanol à Ypres, dont les portes sont restées closes. D'autres sites sont aussi inaccessibles aux véhicules, comme à Wevelgem où se situe Alpro. L'aéroport d'Ostende est à l'arrêt complet, les vols de passagers et de fret ont été déviés. La situation est identique à Deurne. Au port de Zeebrugge, 90% des dockers sont en grève et des représentants syndicaux bloquent les voies de transport. L'impact sur la navigation est cependant limitée: les ponts et écluses sont opérationnels et seuls quelques bateaux devraient être bloqués. 
    • Des actions sont menées dans 140 entreprises du Brabant flamand, a indiqué le syndicat socialiste (ABVV). Aucun zoning industriel n'est en revanche bloqué. Des actions sont menées dans certaines sociétés pour la première fois, comme au siège social d'AB InBev à Louvain ou au sein du centre de recherche IMEC à Heverlee.  Ailleurs dans la province, des piquets occupent Toyota à Diest tandis que l'entreprise Coil, à Landen, est fermée.
  • Les tournées des facteurs suivent leur cours

    La distribution du courrier est globalement assurée dans l'ensemble du pays, a fait savoir une porte-parole de bpost. Les tournées des journaux ont ainsi été effectuées à plus de 95%, tant en Wallonie qu'en Flandre et à Bruxelles. Quant à l'acheminement des lettres et des colis, la situation est meilleure dans le nord que dans le sud du pays, où seules 68% des tournées sont assurées. Par ailleurs, aucun site de bpost n'a été bloqué durant la nuit. Les lettres et paquets ont donc pu être acheminés vers les centres de tri et de distribution.

  • Des piquets devant Proximus et la tour Belfius à Bruxelles

    Les syndicats ont installé des piquets de grève devant les entrées principales des sièges de Belfius, place Rogier à Bruxelles, et de Proximus, près de la gare du Nord. Chez l'opérateur, les organisations de défense des travailleurs dénonçaient surtout la restructuration annoncée récemment.

    Les syndicats avaient disposé des piquets également aux abords d'autres grandes entreprises de la capitale, comme Audi Brussels à Forest, Viangro à Anderlecht, et devant des bâtiments de la Stib et de la SNCB.

  • "Pas d'alternative à la reprise des négociations"

    Le Premier ministre Charles Michel appelle employeurs et syndicats à reprendre leurs négociations. "Il n'y a pas d'alternative", affirme-t-il.

    Pour rappel, les interlocuteurs sociaux calent sur la fixation de la norme salariale dans le cadre des négociations sur l'accord interprofessionnel 2019-2020. Cette norme fixe l'augmentation maximale des coûts des salaires dans le secteur privé. Elle est actuellement négociée par les employeurs et les syndicats. "Syndicats et patronats doivent regagner la table des négociations", a affirmé le chef du gouvernement démissionnaire.

    "La grève ne résout rien. Je tiens à remercier tous ceux qui travaillent aujourd'hui."
    Charles Michel (MR)
    Premier ministre

    Il souligne notamment l'importance d'un accord sur la marge salariale pour les familles, les entreprises ainsi que pour relever le niveau des allocations les plus basses. "Outre l'augmentation salariale maximale de 0,8% que propose le Conseil central de l'Économie, il faut prendre en compte l'indexation automatique. Ce qui nous donne une hausse salariale effective de 4,6%", ajoute le Premier ministre.

    ©BELGA

  • Peu de perturbations sur les réseaux Thalys et Eurostar

    La circulation des trains Thalys et Eurostar n'est quant à elle pas trop perturbée mercredi. Thalys a annulé, comme initialement prévu, un seul train, celui partant à 07h13 de la gare du Midi en direction de Paris. "Le service habituel de restauration ainsi que le service au bar risquent de ne pas être assurés sur l'ensemble des Thalys", prévient en revanche la société sur son site internet.

    Quant aux Eurostar, les personnes voyageant vers la France (Lille ou Calais) ont dû revoir leurs plans en raison de la fermeture du terminal "intra-Schengen" en gare de Bruxelles-Midi.  Les Eurostar entre le Royaume-uni et Bruxelles roulent en revanche normalement. 

  • Une cinquantaine de passagers se sont présentés à Brussels Airport

    Une cinquantaine de passagers se sont présentés à Zaventem, a indiqué la porte-parole de l'aéroport Nathalie Pierard, malgré l'avertissement lancé la veille. Vers 06h30, une trentaine de "passagers perdus" ont été accueillis par le gestionnaire de l'aéroport. Une vingtaine de voyageurs de TUI fly ont également été déposés par erreur à Zaventem. La compagnie aérienne a en effet dévié ses vols vers les aéroports de Lille, Paris Orly, Maastricht, Eindhoven ou encore Amsterdam.

    La journée de jeudi sera chargée au lendemain de la grève, où un surplus de passagers est attendu. Les compagnies aériennes ont en effet dû reporter leurs vols annulés pour cause de grève. "Nous demandons dès lors aux voyageurs de se présenter bien à l'heure car il y aura beaucoup de monde aux contrôles", souligne Nathalie Pierard.

  • Un véhicule fonce sur un piquet de grève à Gand, le conducteur interpellé

    Un véhicule a foncé droit sur un piquet de grève à Gand, près de la Ghelamco Arena, selon une information provenant d'une source syndicale confirmée par la police.

    Deux syndicalistes, dont l'état d'un a nécessité l'intervention d'une ambulance, ont été blessés. Le conducteur en cause a été interpellé. L'incident s'est déroulé aux alentours de 09h00 à la Proeftuinstraat. Un piquet de grève y occasionnait des embouteillages. Le conducteur d'une voiture s'est montré agressif et a foncé sur deux grévistes. Ils ont été traînés durant un moment, mais n'ont pas été grièvement blessés, selon les premières constatations.

  • Et sur les routes?

    La situation semble assez calme. "Exceptionnellement calme", selon un porte-parole du Centre flamand du trafic. "On distingue à peine la formation de files", souligne-t-il.

    "On distingue à peine la formation de files."
    porte-parole
    Centre flamand du trafic

    Le pic de bouchons cumulés sur le réseau routier belge a été atteint vers 08h-08h30 avec une quarantaine de kilomètres contre 160 pour un mercredi habituel à ce moment de la journée. Les automobilistes ont donc probablement cherché une autre solution.

  • Plan de la Stib

  • "Les dégâts à la réputation plus importants que les dégâts en euros" (Agoria)

    Cette nouvelle grève nationale entame énormément la réputation de la Belgique, avertit le CEO d'Agoria, Marc Lambotte. "Nous avons, dans les quartiers généraux des grandes entreprises internationales, la réputation d'être un pays où l'on fait tout le temps grève, un pays non fiable pour investir", déplore le patron de la fédération de l'industrie technologique.

    Un tour d'horizon réalisé par Agoria auprès d'une centaine de grandes entreprises révèle que 70% d'entre elles subiront une perte de production de moitié en raison de la grève. Et 40% signalent une perte de production totale. La grève aura d'importantes conséquences négatives d'un point de vue économique. "Mais les dégâts en matière de réputation sont beaucoup plus grands que les dégâts en euros", prévient Marc Lambotte.

    "Ici en Belgique, il y a en permanence quelqu'un qui fait grève."
    Marc Lambotte
    patron d'Agoria

    Marc Lambotte affirme avoir connaissance d'importants investissements qui nous seraient passés sous le nez, car les investisseurs potentiels avaient peur des grèves en Belgique. Le patron d'Agoria lance dès lors un appel à une reprise aussi vite que possible de la concertation, "dans l'intérêt des 180.000 travailleurs de l'industrie technologique".

  • "Kris Peeters doit oeuvrer à la concertation sociale et ne pas y foutre le bordel" (FGTB)

    Le président de la FGTB, Robert Vertenueil, accuse le ministre de l'Emploi, Kris Peeters, de mettre en péril la concertation sociale: "que M. Peeters fasse son boulot de ministre de l'Emploi et qu'il concilie. Il doit oeuvrer à la concertation sociale et ne pas y foutre le bordel."

    "On veut changer cette loi (loi de 1996, NDLR) et revenir à une négociation des salaires qui permette à ces salaires d'être en ligne avec ce qui se passe dans les entreprises et les secteurs", a expliqué la secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska.

    Lorsqu'il a décidé d'un saut d'index, le gouvernement Michel s'est "assis" sur la loi de 1996, accuse la FGTB. Le syndicat attend un geste similaire à propos de la marge d'augmentation salariale. "Je propose qu'ici on s'assied sur la loi et que, dans les deux années, on revoie la loi de 1996 devenue obsolète", demande Vertenueil. 

  • La production d'Audi Brussels à Forest à l'arrêt

  • Piquet de grève à Gand. ©BELGAONTHESPOT

    Tous les vols sont annulés à Zaventem. ©BELGA

  • Les zonings industriels de Wallonie-picarde bloqués

    Les syndicats bloquent les principaux zonings industriels de Wallonie picarde.

    "Toutes les zones d'activités économiques sont bloquées depuis 04h00 du matin par des manifestants. A Mouscron, la circulation des usagers est assurée. Dès lors, il n'y a pas la moindre animosité des automobilistes."
    Gaëtan Vanneste
    secrétaire régional FGTB Wallonie picarde

    Quelque 200 manifestants sont sur le terrain. Des piquets ont cependant été placés aux entrées des entreprises. "Malgré les préaccords avec les dirigeants des sociétés, des échelles ont été placées à l'arrière des entreprises afin que le personnel qui veut travailler puisse entrer! Certains ouvriers passent aussi par les champs! Notre action prendra fin entre 15h00 et 17h00", a ajouté Vanneste.

    A Tournai, les deux accès aux zonings de Orcq et de Marquain sont aussi bloqués. La situation est identique au zoning industriel de Ghislenghien (Ath) et au zoning de Leuze-en-Hainaut.

  • Zoning d'Eupen bloqué

    Des piquets de grève bloquent l'entrée du zoning d'Eupen. Outre le blocage de la zone industrielle, plusieurs entreprises de la Communauté germanophone sont à l'arrêt comme la câblerie d'Eupen, NMC, Asten Johnson, Hydro Eupen et Raeren, la laiterie de Walhorn, Heimbach Specialities, Proximus à Eupen et Saint-Vith. 

  • Piquets de grève dans le port de Gand, navires bloqués à Anvers

    Une dizaine de piquets ont été dressés au port de Gand. Les accès aux quelque 300 entreprises de la zone sont bloqués par des piquets de grève. Il est conseillé aux automobilistes d'éviter le port. "Une journée de grève comme celle de mercredi n'est jamais une bonne affaire sur le plan économique, sans me prononcer sur les raisons ou les motivations du mouvement", déclare le CEO du North Sea Port (Gand et Terneuzen), Daan Schalck. 

    Du côté du port d'Anvers, une trentaine de navires sont bloqués, en attente de sortir ou d'entrer dans le port d'Anvers, a indiqué le gestionnaire du port.

    Une journée de grève comme celle de mercredi n'est jamais une bonne affaire sur le plan économique, sans me prononcer sur les raisons ou les motivations du mouvement", explique le CEO du North Sea Port (Gand et Terneuzen), Daan Schalck. 
  • Blocage au dépôt Total à Feluy

    Sur le site de Total à Feluy, de nombreux travailleurs sont affectés à la production, et ce malgré la grève. Le site ne peut s’arrêter de tourner durant 24h, un effectif est nécessaire pour un service minimum.

    Ces travailleurs sont arrivés mardi soir vers 21h, ont pu dormir sur place dans des lits de camp installés par l’entreprise. "Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Mais cette fois-ci, nous en avons la preuve grâce à un courrier que nous avons intercepté. Il venait de la DRH et expliquait aux chefs de service que ceux qui venaient travailler toucheraient une prime et des heures supplémentaires", indique Dominique Laporta (SETCA).

    1.500 à 1.800
    euros
    C'est la prime accordée par Total aux membres du personnel venus travailler ce mercredi.

    L’accès est limité aux travailleurs nécessaires à la sécurité, le suivi nécessaire à l’usine. Soit entre 120 et 150 personnes. Pourtant, ils seraient bien plus à avoir été tentés par le pactole. "Une permanence est assurée au château de Seneffe. Là, ceux qui voulaient travailler, mais qui ne sont pas dans l’effectif nécessaire peuvent aller se signaler et ils toucheront la prime. Trop facile, signer et toucher gros. Nous, on a des convictions, une situation à défendre", continue Dominique Laporta.

    "Total a été beaucoup stigmatisé pour offrir cette prime à ceux qui travaillent pendant la grève. Ce n'était pas très malin de l'annoncer mais je comprends leur position. Ils veulent que l'usine tourne... Mais les vrais personnes qu'il faut montrer du doigt, c'est les gens de la FEB qui auraient pu mettre davantage la pression sur le gouvernement pour augmenter la marge salariale de plus de 0,8%", explique un travailler de Total.

  • Situation stable du côté de la Stib

  • En retard ou absent à cause de la grève: quid de votre salaire?

    Ce mercredi 13 février, il y a des chances que vous arriviez en retard (ou pas du tout) au travail! Aurez-vous quand même droit à votre salaire? Quelles alternatives de déplacement prévoir? Explications.

  • Les bus de Lijn aussi impactés

    Seul un nombre limité de chauffeurs De Lijn ont pris le volant, outre plusieurs chauffeurs indépendants. Pour suivre la situation sur le réseau de De Lijn, la société recense ici les différentes lignes supprimées.

  • TEC: plus aucun bus dans la région carolo

    • Pour l'heure, 17% des parcours seront assurés au TEC Brabant Wallon,retrouvez ici la liste des parcours supprimés;
    • A Charleroi, aucun bus ne circule en ce moment. Aucun métro n’est sorti des dépôts. Les stations sont fermées. Vous pouvez suivre la situation en direct sur le compte Twitter du TEC Charleroi.
    • Dans le Hainaut11% des services sont assurés à Mons, 15% dans le Borinage et 2% dans le Centre. 35% des services sont assurés dans le Hainaut occidental.
    • Du côté de Liège-Verviers, presque aucun bus ne circule: 0% des services assurés dans le Condroz, 0% dans la Région de Hesbaye, 0% dans la Région de Serain, 0% à Liège et agglomération, pas plus de bus dans la région de Verviers. Seuls 5% des bus circulent du côté d'Eupen et des Fagnes. 
    • En province de Luxembourg, 66% des bus circulent.
    • En province de Namur, c'est 29% des bus qui circulent.

    Le TEC précise toutefois que les 900 circuits de transport scolaire vers l'enseignement ordinaire et spécialisé sont tous assurés.

  • Environ 50% des trains circulent

    
  • Une seule ligne de métro à Bruxelles

  • Pourquoi cette grève?

    Le front commun syndical CSC-FGTB-CGSLB organise cette grève suite à l'échec des négociations sur un accord interprofessionnel (AIP) pour la période 2019-2020. Le Conseil central de l'Économie a fixé à 0,8% la marge de progression salariale en plus de l'indexation. Aux yeux des syndicats, cette marge est insuffisante, alors que les patrons n'entendent pas la dépasser. 

    "Le point principal où cela bloque, c'est la loi de 1996 qui impose un carcan trop étroit."
    Robert Verteneuil
    président de la FGTB

    Si la marge est aussi étroite, c'est parce que la loi de 1996 a été rendue plus contraignante par le gouvernement Michel. Les syndicats contestent en particulier la nouvelle méthodologie utilisée pour calculer la marge salariale. Celle-ci s'appuie sur un certain nombre de paramètres comme le handicap "historique", c'est-à-dire le handicap salarial antérieur à la loi de 1996 et qui est estimé à 12% environ. Un autre paramètre contesté est celui qui prévoit un "coussin de sécurité" de 0,5%. Enfin, les syndicats n'acceptent pas qu'il ne soit pas tenu compte pour le calcul de la norme des baisses de charges patronales accordées aux entreprises.

  • Bienvenue!

    Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans notre direct sur la grève nationale. Nous suivrons les perturbations aux quatre coins du pays toute la journée en temps réel! 

Plus sur Les Marchés

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés