La Belgique débloque 60 millions d'euros face à la crise humanitaire

Alexander De Croo, ministre fédéral compétent pour l'aide humanitaire. ©BELGA

Alors que l'ONU estime à 4,4 milliards d'euros le montant nécessaire pour enrayer la "pire crise humanitaire depuis la secondaire guerre mondiale", Alexander de Croo a annoncé que la Belgique allait contribuer à l'effort à hauteur de 60 millions d'euros.

La Belgique a débloqué ces dernières semaines près de 60 millions d'euros d'aide humanitaire d'urgence affectée à de l'aide ciblée notamment au Sud du Soudan et au Yémen et en faveur du Programme alimentaire mondial (PAM) et à l'OCHA, le Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires de l'ONU, tous deux actifs sur le terrain, vient d'indiquer le ministre Alexander De Croo, compétent en la matière. Une annonce qui vient juste après que le coordinateur onusien pour l'aide humanitaire d'urgence ait déclaré que les Nations unies devaient faire à la plus grande catastrophe humanitaire depuis leur création. Outre le Soudan du Sud et le Yémen, le Nigéria et la Somalie sont également concernés.

"Nous devons bien plus nous mobiliser pour résoudre les conflits, notamment en mettant les pays et les régions où se déroulent ces conflits devant leurs responsabilités. Il faut déployer plus d'efforts pour résoudre les crises au lieu de les amplifier."
Alexander De Croo
Ministre fédéral en charge de l'aide humanitaire

Au total, ce serait un montant de 4,4 milliards d'euros qui serait nécessaire d'ici juillet afin de répondre aux besoins. "Nous suivons cela de près et sommes en contact étroit avec l'ONU et ses organismes d'aide humanitaire actifs sur le terrain", poursuit Alexander De Croo. Quelque 20 millions de personnes sont menacés par la famine dans ces quatre pays si la communauté internationale ne débloque pas les moyens nécessaires. 

Tous en guerre

Le vice-premier ministre belge insiste par ailleurs sur le fait que 80% de ces crises sont causées par l'Homme et non par des catastrophes naturelles. Voilà qui rejoint ce qu'appuyant ce vendredi Stephen O'Brien, le coordinateur onusien qui soulignait que les quatre pays en question étaient tous en guerre. "Cela signifie, que si nous Nations unies, nous nous impliquons, nous pouvons éviter d'autres malheurs et souffrances."

Alexander De Croo tire la même conclusion. "Nous devons bien plus nous mobiliser pour résoudre les conflits, notamment en mettant les pays et les régions où se déroulent ces conflits devant leurs responsabilités. Il faut déployer plus d'efforts pour résoudre les crises au lieu de les amplifier." La Belgique ne peut rien seule, concède toutefois le ministre qui plaide pour une capacité d'action européenne accrue et une plus grande coopération internationale. Outre les milliards nécessaires, les organisations humanitaires doivent également se voir garantir un accès sécurisé aux populations.

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