analyse

La Belgique met la dernière main à ses (premiers) centres de vaccination

Le premier centre de vaccination bruxellois a ouvert ses portes ce 2 février. Cette semaine, 700 doses de Moderna y seront administrées au personnel médical de première ligne et de plus de 50 ans. ©BELGA

Bruxelles a inauguré son premier centre de vaccination ce mardi. En Flandre, un test à blanc a eu lieu lundi. Et en Wallonie, si le premier centre a ouvert ses portes mi-janvier, il ne piquera pas avant deux semaines.

L'opération tient évidemment du symbole et, un peu aussi, de l'exercice de communication. Ce mardi, Bruxelles a inauguré son premier centre de vaccination, destiné à accueillir le personnel médical de première ligne avant de s'ouvrir au grand public.

Pachéco, tel est son nom, mais aussi sa localisation, au centre de la capitale, à côté de la Clinique Saint-Jean qui est aux commandes de ce centre qui administrera cette semaine ses 700 premières doses de vaccin Moderna au personnel soignant de première ligne. On commencera avec ceux de plus de 50 ans. Ce n'est certes pas un démarrage en fanfare, mais vu l'irrégularité actuelle des livraisons en provenance de Moderna, la Belgique joue pour l'heure la carte de la prudence, mettant de côté les secondes doses le temps que le calendrier des expéditions se clarifie.

Un symbole, donc, mais aussi l'occasion de faire le point sur l'état d'avancement logistique de la Belgique, où février et mars marquent le basculement de la valse des seringues des institutions médicales vers les centres de vaccination de masse.

Bruxelles se cherche toujours un 10e centre

À Bruxelles, le premier centre vient d'ouvrir ses portes, on l'a dit. Deux autres centres sont sur la ligne de départ et n'attendent (presque) plus que l'arrivage de doses pour ouvrir leurs portes en février: à Forest et au Heysel – le centre "mammouth" de la Région montera progressivement en puissance, passant d'une capacité initiale de 40.000 injections par mois à une vitesse de croisière de 110.000 injections mensuelles.

28.000
Quelque 28.000 premières doses ont déjà été administrées à Bruxelles: 19.000 dans les maisons de repos - où 5.000 résidents ont déjà reçu la seconde dose - et 9.000 membres du personnel soignant. Soit davantage que les 17.400 renseignées par le tableau de bord de Sciensano, basé sur le lieu de résidence et non d'injection. Fin de cette semaine, environ 80% des résidents de maisons de repos à Bruxelles seront totalement vaccinés.

La suite se fera de manière progressive, avec trois centres venant rejoindre la danse en mars et quatre autres en avril – dont le dernier, le dixième, se cherche encore une implantation dans le sud-est de la ville. En avril, la vitesse de croisière devrait être atteinte, à savoir 375.000 injections par mois, ce qui nécessitera un bataillon de 350 équivalents temps plein, dont le recrutement est en cours, notamment via un appel aux volontaires.

Un "dry-run" en Flandre

En Flandre, 95 centres sont au programme, pour une capacité totale de 10.000 injections par heure et 100.000 par jour. Une vitesse que la Flandre espère atteindre en avril, si les livraisons suivent. Il faut dire que c'est là que réside, pour l'heure, la plus grande inconnue dans la campagne belge de vaccination.

Un premier test à vide (dites: "dry-run") a été effectué ce lundi, à Bilzen dans le Limbourg, monopolisant une cinquantaine de volontaires. De quoi mettre à jour les améliorations à apporter au processus. Les premiers centres doivent être opérationnels pour la mi-février.

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En Wallonie, le dispositif de vaccination prévoit 9 centres majeurs et 31 centres de proximité, le tout étant complété par 21 centres mobiles installés dans des bus.

En Wallonie, Ronquières inauguré, Bierset arrive

Le premier centre wallon, lui, a déjà ouvert ses portes il y a deux semaines. Celui de Ronquières, un des neuf centres "majeurs" identifiés par la Wallonie. Le dispositif sera complété en mars par 31 centres de proximité - un petit 31e s'est ajouté en cours de route - et une série de centres mobiles avec 21 bus. Ronquières, c'est un village de test, qui a perdu trois de ses cinq lignes de "drive-in" pour intégrer la vaccination, avec une capacité de quelque 1.700 piqûres journalières.

D'ici la mi-février, Ronquières sera rejoint par Bierset. À eux deux, ces centres serviront d'essai grandeur nature pour la vaccination du personnel médical de première ligne, qui devrait démarrer durant la seconde moitié de février. En tout, environ 1.000 personnes seront nécessaires pour faire tourner l'entièreté des centres, pour lesquels les marchés publics et le recrutement sont en cours.

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