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La capacité du fonds de stabilité est extensible

Jean-Claude Trichet appelle les Etats de la zone euro à développer le fonds de stabilité si nécessaire, qualitativement et quantitativement.

Les Etats de la zone euro et les autorités européennes doivent augmenter la taille du Fonds de stabilité financière si les conditions l'exigent, a déclaré vendredi le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, appelant à une réponse à la mesure des défis.

"Nous encourageons les Etats à aller aussi loin que possible pour être à la mesure des défis", a-t-il dit lors d'une conférence de presse organisée par l'European american press club à Paris, mentionnant les politiques budgétaires nationales, les réformes structurelles nationales ainsi que le Fonds de stabilité.
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a été créé après la crise grecque du printemps dernier et doit également servir à financer une partie du plan d'aide à l'Irlande, actuellement en négociations.

Sa capacité de prêt a pour l'instant été fixée à 440 milliards d'euros.

"Il est très important d'être aussi efficace que possible, également quand il est question de quantité", a expliqué Trichet, en réponse à une question sur la nécessité ou non d'augmenter ce fonds. "C'est vrai dans tous les domaines, je dirais aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif", a-t-il ajouté.

La semaine dernière, le président de la banque centrale allemande, Axel Weber, qui est également membre du conseil des gouverneurs de la BCE, avait déjà estimé que le plan d'aide devrait être suffisant, mais que s'il ne l'était pas il faudrait alors l'augmenter. Cette idée a été rejetée par plusieurs responsables européens depuis, mais l'hypothèse demeure.

 

Et le fonds de secours?

Autre idée sur la table: la mise à disposition de moyens plus importants pour le futur Fonds de secours permanent, destiné à remplacer le dispositif actuel à partir de la mi-2013.

Les dirigeants européens, doivent discuter des contours précis de ce futur mécanisme lors d'un sommet le 16 décembre.

L'annonce dimanche d'un plan d'aide de 85 milliards d'euros pour l'Irlande et la présentation des contours du futur Fonds de secours permanent de la zone euro après 2013 n'ont pas réussi à vraiment apaiser les marchés, inquiets de l'ampleur de la dette publique dans plusieurs Etats. 

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