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La complainte un brin écolo d'un juge énervé

©ANP

Trois ans de prison pour des vols de vélo.

La nouvelle a été présentée comme un "crime écologique". Pensez: la condamnation d’un quadragénaire multirécidiviste à trois ans de prison ferme pour un vol de vélo, voilà qui dépote. Dans son jugement, révélé par La Capitale, le juge bruxellois Jean Coumans a précisé que ce vol était un "délit dont la gravité est importante pour la planète, dès lors que la victime dépossédée de son vélo n’a pas d’autres options que d’utiliser des moyens de transport beaucoup plus polluants et contribuant dès lors au réchauffement climatique".

Punirait-on plus sévèrement les chapardeurs de vélo que les voleurs de voiture?

Punirait-on plus sévèrement les chapardeurs de vélo que les voleurs de voiture, au titre que ces derniers font un geste pour l’environnement? Ce n’est pas ce que dit le jugement. La vraie raison de cette sévérité est à trouver du côté de l’exécution des peines. Dans son jugement, le juge Coumans pique une sacrée colère. "Le prévenu a déjà été condamné à 17 reprises à un total de 146 mois de prison, soit plus de 12 ans (c’est à se demander si les décisions judiciaires servent encore à quelque chose, dès lors que ce prévenu est toujours en liberté malgré des condamnations aussi lourdes et c’est encore à se demander ce que les autorités chargées de l’exécution des peines font avec les décisions judiciaires)."

Bim! Voilà pourquoi les trois ans ferme. Car en dessous de ce quantum, l’exécution d’une peine de prison entre quatre murs n’est pas automatique en Belgique. Mais on peut quand même qualifier ce jugement d’écologie répressive.

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