Le salaire minimum est-il enterré?

©Kristof Van Accom

Les discussions entre syndicats et patronat autour du salaire minimum sont bloquées. La FGTB rappelle au monde politique, et précisément aux informateurs royaux, qu’elle ne baisse pas les bras et est prête à négocier.

Il y a deux mois, le Groupe des dix (qui réunit patrons et syndicats) n’a pas réussi à s’accorder sur une hausse du salaire minimum. Le dossier est bloqué. Mais la FGTB est bien décidée à le maintenir en vie.

Le syndicat socialiste veut porter le salaire minimum à 14 euros de l’heure, ou 2.300 euros par mois. Actuellement, il est de 1.593,81 euros par mois. Les organisations patronales (FEB, UCM...) ont clamé leur refus d’une telle augmentation qui, selon elles, équivaudrait à du "chômage organisé". "Nos militants mènent campagne sur le terrain depuis un an, souligne la FGTB. Et on constate qu’un souffle populaire porte cette revendication!" Le syndicat a donc décidé de profiter des discussions en vue de la constitution d’un gouvernement fédéral pour avancer ses priorités.

"Revenez à la table des négociations!"

La FGTB souhaite que le monde politique reconnaisse la situation d’échec: un Belge sur cinq est en risque de pauvreté et le pays compte 250.000 travailleurs concernés par la pauvreté. "La lutte contre la pauvreté doit être la priorité de la législature", implore la FGTB.

14 €/h
La FGTB veut augmenter le salaire minimum à 14 euros de l’heure.

L’augmentation du salaire minimum est soutenue par le PS et le PTB. La note de Paul Magnette dans le cadre de sa mission d’informateur en faisait mention. De quoi ravir la FGTB? Oui mais… "Attention, réagit le syndicat socialiste. C’est bon signe que ce dossier revienne à l’ordre du jour, mais la formation des salaires ressort de la concertation sociale." La FGTB demande que les décisions prises par les partenaires sociaux soient appliquées par les gouvernements dans leur intégralité, sans détricotage.

La FGTB a aussi souhaité adresser son petit message de Noël aux employeurs: "Revenez à la table des négociations, discutons de façon sereine pour aboutir à quelque chose de digne qu’on puisse déposer sous le sapin de chacun…" Le syndicat assure qu’il ne plaide pas pour une hausse directe à 14 euros de l’heure pour le salaire minimum; il est prêt à négocier des paliers. "14 euros, c’est l’objectif à moyen terme. Mais une hausse de 10 cents de l’heure, on n’en veut pas", précise le porte-parole du syndicat rouge.

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