La FWB mise plus que jamais sur l'école

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Le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles est ficelé pour 2018. 84 millions vont être consacrés au Pacte d'excellence, tandis que le déficit annoncé est de 221 millions d'euros.

La Fédération Wallonie-Bruxelles a trouvé un accord pour son budget 2018 jeudi soir. Le ministre-président Rudy Demotte, accompagné de ses ministres Greoli, Flahaut et Marcourt, a tenu une conférence de presse ce vendredi matin pour en présenter tous les détails. 

"Dans notre budget, nous avons prévu un fonds de réserve. Des montants seront donc là pour couvrir d'éventuels coups durs", explique d'emblée Rudy Demotte.

"Des subsides seront accordés de manière plus homogène. Il y aura un système plus harmonisé, plus simple pour les citoyens. Par ailleurs, nous allons également refinancer le secteur non-marchand avec 15 millions l'année prochaine", poursuit-il.

Enseignement

Le budget dédié à l'enseignement va augmenter en 2018. "On passe à la deuxième phase d'investissement dans le cadre du Pacte d'excellence. Il bénéficie d'une augmentation de 43 millions d'euros (Il était de 41 millions en 2017), pour atteindre un budget total de 84 millions. Il y a 24 millions pour les bâtiments scolaires, avec la volonté de créer 33 000 places entre 2014 et 2020. On amplifie de 23,6 millions d'euros le budget pour le renforcement du maternel avec l'engagement de 200 nouvelles puéricultrices", explique Alda Greoli, ministre de la Culture et de l'Enfance.


"Nous prévoyons 15 millions pour le renforcement des directions afin d'embaucher des éducateurs et des secrétaire de direction. Nous allons également renforcer l'alliance culture-école et culture de l'école. Nous avons prévu 2,5 millions pour la première phase du "rendre réellement gratuit l'accès à l'école" et dépenser 1,25 million pour éviter le redoublement en accompagnant davantage les élèves en difficulté. Il y aura aussi 3,75 millions pour aider les enseignants à diminuer la charge face à l'élève, et augmenter les pratiques collaboratives", a-t-elle ajouté.


Enfance

Deux dossiers sont mis en priorité. "Nous allons consacrer 8 millions supplémentaires, soit 16 millions, pour donner un statut d'employé aux accueillantes d'enfant", indique la ministre. "3 millions seront également consacrés au refinancement des halte-garderie pour lutter contre les différences de financement des lieux collectifs d'accueil, tandis qu'1,5 million supplémentaire est prévu pour ouvrir des places supplémentaires pour la petite enfance dans le cadre du plan cigogne", a-t-elle ajouté.

→ L'ONE, Office de la Naissance et la Petite Enfance, voit par ailleurs sa dotation augmenter de 30 millions.

Culture

Le budget des arts de la scène est lui augmenté de 10% (+10 millions). "Je pense que tout le monde pourra y voir une volonté claire, collective du gouvernement de pouvoir répondre aux défis d'importance de ce secteur", a déclaré Alda Greoli. Il y aura également des financements supplémentaires pour de nouveaux centres culturels (500.000 euros) et la biennale de Venise (300.000 euros).

En ce qui concerne le cinéma, "nous allons refinancer le centre du cinéma. Le cinéma francophone se développe mais nous devons le soutenir en renforçant ses moyens", a expliqué la ministre.

"Nous voudrions aboutir à la finalisation du décret sur le prix unique du livre d'ici la fin de l'année" a-t-elle ajouté, un décret qui serait mis en oeuvre en janvier 2018. 200 000 euros sont ainsi consacrés au comité d'experts chargé d'analyser les prix pratiqués par les différents éditeurs.

Recherche

Le budget du FNRS va augmenter de 15%. "Nous allons refinancer le FNRS à hauteur de 8 millions d'euros, soit 5% des 140 millions que nous lui versons chaque année. Nous voulons atteindre les 3% du PIB pour la recherche", explique à son tour Jean-Claude Marcourt, ministre de la Recherche, des Médias et de l'Enseignement supérieur.

Médias

"Nous maintenons les aides à la presse. Il y aura 500.000 euros pour aider les médias dans la transition numérique", a poursuivi le ministre.

Budget

Le budget 2018 comprend un déficit SEC (c'est-à-dire que l'on parle des dépenses ou des recettes liées à l'année durant laquelle elles ont réellement été dépensées ou perçues) de 221 millions d'euros, mais également des "investissements massifs". Les recettes devraient croître de 251 millions d'euros par rapport à 2017, grâce à la croissance du PIB. Quant aux dépenses, elles devraient elles aussi augmenter de 158 millions d'euros. Cela s'explique par:

  • L'augmentation naturelle des dépenses (indexation des dotations réglementaires et des dépenses de personnel) de 20,9 millions
  • Les engagements confirmés par le gouvernement (72,5 millions)
  • Les politiques nouvelles (64,6 millions)

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