La législation devrait bientôt s'adapter aux "bodycams"

©Photo News

Ces caméras corporelles permettraient aux policiers de filmer des interventions, sous certaines conditions.

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a dévoilé les détails du projet de révision de la loi "caméra", qui a été approuvé mercredi dernier en Conseil des ministres.

Parmi les plusieurs nouveautés que comportent cette loi figure le projet d'équiper les policiers avec des caméras corporelles, capables de filmer des situations d'intervention et de fournir ainsi de nouvelles preuves quand nécessaire. L'utilisation de ces "bodycams", déjà testée par la police de Malines, souffrait jusqu'à présent de l'absence d'un cadre légal clair. L'avant-projet de loi fixe donc de nouvelles balises pour leur usage. L'agent qui se servira d'une bodycam devra être indentifiable comme tel, et toute personne concernée par une intervention devra être informée du fait qu'elle est filmée.

Un exemple de bodycam, utilisé par la police de Hong Kong ©EPA

Certaines exceptions seront néanmoins prévues. Par exemple, dans le cas d'une récolte d'informations liées à des faits de terrorisme. Un policier ne sera pas non plus obligé de notifier le fait qu'il enregistre des images dans le cas où cela constituerait un risque pour son intégrité personnelle.

Pour les policiers, l'usage d'une  bodycam est une arme à double tranchant. En effet, si elle offre le potentiel de protéger la sécurité des policiers et d'améliorer, elle les expose aussi à un plus grand contrôle de leurs actes sur le terrain: les images ainsi récoltées pourraient, par exemple, être utilisées comme preuvesen cas de bavure policière. On comprend mieux pourquoi ces appareils font débat chez les policiers, où ils ont reçu un accueil plutôt mitigé. Lors de la législature précédente, le SLFP-Police avait notamment marqué son opposition quant à l'usage de cette nouvelle technologie.

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