carte blanche

"La légitimité des experts actuellement aux commandes doit être remise en question"

La gestion de la pandémie nécessite une confrontation large et multidisciplinaire des connaissances et des idées, tance un collectif de signataires dans une lettre ouverte aux responsables politiques belges.

"Nous demandons la mise sur pied urgente de nouveaux groupes de travail qui puissent enfin proposer des mesures scientifiquement prouvées, efficaces, proportionnées au regard des autres problèmes de société et de santé publique, sans effets collatéraux néfastes et dans le respect de l’état de droit, de la démocratie et des libertés individuelles", lance dans une lettre ouverte le collectif Belgium Beyond Covid, un collectif créé initialement par un groupe de médecins /professionnels de la santé à l’initiative du Professeur Pierre-François Laterre et du Docteur Mélanie Dechamps, respectivement Chef de service soins intensifs et Cheffe de clinique adjoint aux Cliniques Universitaires St-Luc UCLouvain.

Voici les 5 demandes principales du collectif:

1. La gestion de la pandémie nécessite une confrontation large et multidisciplinaire des connaissances et des idées

"La gestion actuelle de la crise sanitaire montre énormément de failles et trop d’inadéquation. Elle manque singulièrement de clarté et de transparence", souligne le collectif qui propose de "mettre sur pied un ou plusieurs groupes de travail, indépendants du monde politique, constitués d’un large panel de personnes compétentes dans tous les secteurs impactés par cette crise (médical, santé publique, économie, secteurs sociaux, enseignement, justice, etc, …) et représentatif de l’ensemble des citoyens."

"La gestion actuelle de la crise sanitaire montre énormément de failles et trop d’inadéquation. "

2. La légitimité des experts actuellement aux commandes doit être remise en question

"La crise est actuellement gérée par quelques experts dont les critères de sélection restent jusqu’ici inconnus et incompris", pointent-ils du doigt. "Leurs éventuels conflits d’intérêts ne sont pas déclarés. Trop de décisions ont été basées sur des données scientifiquement infondées et dont les conséquences directes et indirectes ont été sous-évaluées. Le processus d’auto-évaluation tel que prévu par le gouvernement sous forme de commission parlementaire ne permettra pas une vraie remise en question, pourtant indispensable."

3. Les erreurs du passé ne peuvent plus être reproduites

"Ces groupes de travail devront évaluer objectivement les bénéfices et les conséquences néfastes du système de confinement imposé par le gouvernement afin de les mettre en balance", indique ensuite le collectif, avant d'ajouter: "Il semble bien que les pays n’ayant pas pris des mesures aussi restrictives que les nôtres n’aient pas été confrontés à une mortalité différente, bien au contraire. Les faits n’ont jamais corroboré aucune des estimations catastrophistes du nombre de décès de certains biostatisticiens et modélisateurs, comme ils n’ont pas pu confirmer les effets espérés du confinement. Confiner les personnes saines n’a aucun fondement scientifique, et confiner les personnes malades avec les personnes saines aura pu favoriser les contaminations entre personnes vivant sous le même toit."

"Confiner les personnes saines n’a aucun fondement scientifique, et confiner les personnes malades avec les personnes saines aura pu favoriser les contaminations entre personnes vivant sous le même toit."

4. La gestion future de la crise doit être scientifiquement fondée, rationnelle et proportionnée

"Le point actuellement le plus important à débattre est de définir précisément le but des mesures  anti-Covid-19", continuent-ils. "Initialement, il fallait éviter la saturation des hôpitaux en aplatissant la courbe, ce qui était compréhensible. Ensuite, les mesures ont été prolongées et il semble maintenant qu’il faille à tout prix éviter de se faire infecter par un virus dont la dangerosité ne dépasse pas celle de la grippe saisonnière que nous vivons chaque année dans la quasi indifférence générale. Cela ne nous paraît plus raisonnable. Le gouvernement a été jusqu’ici incapable d’organiser un dépistage massif, méthode pourtant reconnue efficace pour isoler les malades et limiter la propagation du virus. En lieu et place, les citoyens se voient à nouveau limités dans leurs libertés fondamentales. Ceci n’est plus acceptable."

5. Les citoyens ont droit à une information objective et honnête

"De façon urgente, les citoyens doivent avoir accès à des informations claires, objectives, professionnelles et indépendantes des médias mainstream  et de leur sensationnalisme. Le climat actuel de covidophobie est tout à fait injustifié et génère une anxiété néfaste pour une partie importante de la population", concluent les signataires.

"Le climat actuel de covidophobie est tout à fait injustifié et génère une anxiété néfaste pour une partie importante de la population."

Pour lire l'entièreté de cette lettre ouverte, rendez-vous ici: Lettre ouverte collective à nos responsables politiques belges

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