La N-VA mène une campagne choc contre Zakia Khattabi

L'affiche de la campagne contre Zakia Khattabi. ©doc

Cette publicité appelle à "stopper Khattabi" pour siéger à la Cour constitutionnelle.

La N-VA a lancé vendredi une campagne choc contre la candidature de la députée écologiste Zakia Khattabi à la Cour constitutionnelle. Relayée sur les réseaux sociaux par le sénateur Karl Vanlouwe (N-VA), cette publicité appelle à "stopper Khattabi" afin d’éviter qu’une "activiste qui fait obstruction à des décisions judiciaires ne soit élue" à la Cour constitutionnelle.

Cette campagne a suscité de nombreuses réactions outrées sur les réseaux sociaux et Ecolo a demandé à la N-VA d’y mettre un terme. "La N-VA fait ici le procès public d’une députée démocratiquement élue parce qu’elle est candidate à un poste. Ce parti s’attelle activement à museler une candidate parce que celle-ci a d’autres opinions", a dénoncé Rajae Maouane, la co-présidente des Verts.

La Cour se prononce sur la constitutionnalité des lois votées par les Parlements. Elle est donc composée de six juges professionnels et de six juges qui sont des anciens parlementaires depuis plus de cinq ans, une condition que remplit Zakia Khattabi.

Prononciation du Sénat la semaine prochaine

Le conseil des ministres a approuvé ce vendredi l'arrêté royal sur la nomination de la députée Yasmine Kherbache (sp.a) en tant que juge néerlandophone à la Cour constitutionnelle. Une approbation qui devrait permettre au Sénat de se prononcer la semaine prochaine sur la candidature de Zakia Khattabi comme juge francophone.

Le résultat de ce scrutin secret est incertain.

Ce vote, prévu initialement le 22 novembre, avait été reporté dans l'attente de la prestation de serment de Mme Kherbache en tant que juge. Après l'approbation de l'arrêté royal ce vendredi, cette prestation pourrait avoir lieu d'ici vendredi prochain, ouvrant donc la voie à un vote en plénière du Sénat sur la candidature de Zakia Khattabi.

Le résultat de ce scrutin secret est incertain. Le Vlaams Belang et la N-VA ne comptent ainsi clairement pas la soutenir. Les libéraux francophones et flamands pourraient eux aussi voter contre sa candidature. Il revient alternativement à la Chambre et au Sénat de présenter au Roi une liste de candidats pour siéger à la Cour constitutionnelle. Cette liste doit être approuvée à la majorité des deux tiers.

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