La rentrée scolaire 2022 fixée à la fin août: voici le nouveau calendrier

Le dernier jour d'école ne sera bientôt plus le 30 juin ©BELGAIMAGE

À partir de l'année 2022-2023, la période scolaire débutera le dernier lundi du mois d'août, pour se terminer le premier vendredi du mois de juillet.

Cette fois, ça y est! La réforme des rythmes scolaires est bel et bien lancée. Après avoir consulté tous azimuts ces derniers mois, la ministre de l'Éducation, Caroline Désir (PS), vient de faire approuver sa note d'orientation par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).

Adieu 1ᵉʳ septembre et 30 juin

Son contenu représente une petite révolution pour l'enseignement obligatoire. En (très) résumé, elle prévoit, à partir de la rentrée 2022, un modèle alternant sept semaines de cours et deux semaines de congé. Conséquence immédiate: les vacances d'automne (Toussaint) et de détente (Carnaval) seront allongées d'une semaine, tandis que les grandes vacances seront un peu raccourcies. Ainsi, le nombre de jours scolaires actuellement en vigueur sera conservé.

"La diminution de neuf à sept semaines des congés d’été (...) contribuera à limiter les effets du décrochage scolaire actuellement observé à la rentrée des classes, et à réduire les inégalités scolaires."
Caroline Désir
Ministre francophone de l'Education

Très concrètement, la période de cours au sein du calendrier civil débutera le dernier lundi du mois d'août, pour se terminer le premier vendredi du mois de juillet. En 2022, c'est donc le 29 août que les jeunes devraient retrouver les bancs de l'école, et le 7 juillet qu'ils les quitteront pour les grandes vacances.

En modifiant le rythme de l'année, cette réforme a pour objectif principal de mieux tenir compte du bien-être de l'enfant. "Le modèle '7/2' est en effet préconisé par certains experts en chronobiologie, dans la mesure où il confère le meilleur équilibre entre la durée des temps d'apprentissage et les temps de repos, nécessaires au bon développement des enfants et des jeunes", souligne la ministre Désir.

Avec sa nouvelle structure, le calendrier scolaire devrait également favoriser les conditions d'apprentissage. "La diminution de neuf à sept semaines des congés d'été, et le contact plus régulier avec les enseignants qu'elle permettra, contribuera en outre à limiter les effets du décrochage scolaire actuellement observé à la rentrée des classes, et à réduire les inégalités scolaires", précise-t-elle.

La Flandre ne suit pas pour l'instant

Comme la FWB fait pour l'heure cavalier seul avec sa réforme, il est fort probable que les congés des jeunes francophones et ceux des autres communautés ne soient plus alignés à l'avenir. Si le gouvernement a bien prévu de maintenir les congés d'hiver (Noël) de façon coordonnée avec les deux autres Communautés, il n'en sera plus de même pour les autres vacances.

Un changement qui suscite pas mal de questions, notamment dans les rangs syndicaux. "Cela pourrait poser des problèmes dans les familles dont les enfants ne sont pas tous scolarisés dans les mêmes communautés", pointe le secrétaire général de la CSC Enseignement, Roland Lahaye.

Les acteurs concernés disposent d'un peu moins d'un an et demi pour se préparer. Un timing très serré, tant les implications seront nombreuses.

La coordination avec les établissements d'enseignement supérieur risque aussi d'être plus complexe, explique-t-il. Une harmonisation est-elle possible? Pour l'heure, aucune proposition n'a été déposée dans ce sens, mais un groupe de travail au niveau de l'ARES a été chargé de se pencher sur la faisabilité d'une harmonisation des calendriers.

Impacts au-delà du microcosme scolaire

Le planning étant désormais connu, les acteurs concernés disposent d'un peu moins d'un an et demi pour se préparer. Un timing très serré tant les implications seront nombreuses.

Adaptation des services de transport, des offres touristiques ou encore de l'organisation des entreprises... Les impacts dépassent de très loin le microcosme scolaire. Le gouvernement, qui assure en avoir conscience, promet que des mesures d'accompagnement seront présentées dans les prochains mois, afin de permettre "une entrée en application sereine de l'organisation scolaire revue".

Les échanges avec les autres secteurs concernés et les Régions seront, eux aussi, poursuivis. Il en sera de même avec les Communautés, insiste Caroline Désir. Si l'espoir de les convaincre de se joindre à ce changement n'est pas inexistant, il paraît particulièrement ténu...

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