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Le Belgica à la recherche de sites préhistoriques en mer du Nord

©Filip Van Loock

Une expédition maritime regroupant des chercheurs belges et anglais part ce mardi à bord du navire fédéral de recherche Belgica pour tenter de dénicher des traces d'activités humaines sur une zone de terre, le "Doggerland", à l'est du Royaume-Uni.

Ce mardi, des équipes des universités de Bradford (Angleterre) et de Gand ainsi que l'Institut flamand de la mer (VLIZ) embarquent à bord du navire belge le Belgica pour tenter de dénicher des villages préhistoriques inondés par la mer du Nord.

→ Il y a entre 8.000 et 10.000 ans, une zone de terre, le "Doggerland", reliait la Grande-Bretagne à la Scandinavie et au continent, jusqu'à ce que le niveau des mers ne monte à la fin de la dernière période glaciaire, explique le Museum des sciences naturelles.

Ce nom provient du "Dogger Bank", une zone de taille plus petite où les pêcheurs néerlandais, appelés "doggers", se rendaient avec leurs bateaux. 

Le Doggerland ©wikipedia

Le projet "Lost Frontiers", dirigé par Bradford, tente de cartographier ce paysage préhistorique. Leurs équipes ont déjà identifié des plaines, des collines ou encore des marais, mais pas de traces d'activité humaine jusqu'à présent.

Les archéologues supposent que la plaine du sud de la mer du Nord, qui se trouve en plein cœur de ce Doggerland, a pu abriter plusieurs milliers de personnes. Une concentration d'objets archéologiques découverts par hasard autour du Brown Bank, un banc de sable long de 30 kilomètres, situé à une centaine de kilomètres à l'est de Great Yarmouth et à 80 km à l'ouest de la côte des Pays-Bas, suggère qu'un village soit inondé à cet endroit.

Le Belgica ©Belga

Des études de chercheurs de l'université de Gand ont permis de réduire l'étendue de la zone de recherche, en identifiant des systèmes fluviaux traversant le sud de la mer du Nord à la fin de la dernière période glaciaire. Ils ont délimité une partie du Brown Bank où se trouvait un lac qui aurait pu abriter un village sur sa rive.

L'expédition maritime explorera cette zone pour en réaliser une cartographie détaillée, avant de prélever et analyser des carottes de sédiment. Elle durera deux semaines, si la météo est bonne. 

Le projet, qui durera deux ans, est financé par le Conseil européen de la recherche.

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