Le commerce non essentiel repart sur son fonctionnement de novembre

Malgré leur superficie, des enseignes à la Ikea ne pourront accueillir qu'un maximum de 50 personnes à la fois. ©EPA

Malgré un problème de rentabilité d'une ouverture sur seul rendez-vous, les commerces non essentiels ressortent les recettes de novembre. Et font la moue.

À compter de ce samedi et pour quatre semaines, le shopping non essentiel en couple ou en solo passera par une prise de rendez-vous préalable. Un maximum de 50 personnes à la fois seront tolérées au sein des points de vente de plus grande superficie. Les livraisons à domicile et le "click-and-collect" restent possibles, sans contact physique ni entrée en magasin. Du côté des métiers de contact, c'est la douche froide: fermeture totale.

"Ces mesures sont catastrophiques. Le gouvernement fait payer ses propres erreurs aux entreprises", taclait mercredi le président de la Fédération patronale interprofessionnelle (SDI), Daniel Cauwel. Et le CEO de la Fédération belge du commerce et des services Comeos, Dominique Michel, d'embrayer: "C'est incompréhensible. Le shopping sur rendez-vous n'est pas rentable pour beaucoup de commerces".

"Le gouvernement fait payer ses propres erreurs aux entreprises."
Daniel Cauwel
Président du SDI

C'est dit. Pour autant, il faudra se plier aux mesures. Et gérer ce mode de fonctionnement limité, pour ceux qui y ont droit. Comment cela se passera-t-il concrètement? En l'attente de précisions du gouvernement fédéral – via un arrêté ministériel –, ce sont grosso modo les recettes déjà d'application lors du confinement de novembre qui referont surface.

En ce sens, Vanden Borre proposera par exemple une soixantaine de créneaux horaires possibles par jour et par magasin au sein de ses 73 points de vente. Le groupe étudie par contre encore la marche à suivre pour ses 12 magasins Fnac.

Du côté de Trafic et de ses 85 magasins, l'on fonctionnera à nouveau sur un modèle hybride. En effet, les rayons ayant trait aux produits d’hygiène, tissus, plantes… pourront continuer à fonctionner en libre accès, au même titre que les magasins d'alimentation, les pharmacies, les magasins de télécoms et les librairies, pour ce qui est du commerce dit essentiel. Un système de prise de rendez-vous faisait l'objet de discussions lors d'un comité de direction en fin de journée.

"Fonctionner sur rendez-vous, ce sont des frais maximum pour des résultats minimum."
Sophie Helsmoortel
Présidente du Brussels Exclusive Labels

Du côté des plus petites enseignes de l'ex-Chambre du Haut Commerce d’art et de luxe qu'est le BEL, l'on ne pouvait contenir un certain désarroi en soirée. "Fonctionner uniquement sur rendez-vous va nous forcer à devoir garder du personnel... En clair, cela va engendrer des frais maximum pour des résultats minimum", concluait Sophie Helsmoortel, présidente du Brussels Exclusive Labels et propriétaire de Cachemire Coton Soie.

Enfin, du côté des enseignes à grande fréquentation telles qu'Ikea, la limitation de l'affluence était aussi pointée du doigt. Après tout, si l'on part sur plusieurs couples dans le lot de 50 autorisé, cela ne laisse pas beaucoup de latitude. Comeos faisait savoir en ce sens qu'elle œuvrait "en coulisse afin qu’il soit tenu compte de la surface". Sans grand espoir de changement.

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