Le FMI abaisse sa prévision de croissance pour la Belgique

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La croissance belge pour 2019 a été revue à 1,3% au lieu de 1,5% précédemment. Le FMI félicite néanmoins le gouvernement pour les réformes mises en oeuvre.

Dans la foulée des autres instituts de prévision, le Fonds monétaire international (FMI) vient également d'abaisser sa prévision de croissance pour la Belgique en 2019. L'économie ne devrait croître que de 1,3% cette année. En décembre dernier, le FMI tablait encore sur 1,5%. A moyen terme, la croissance belge ne devrait pas dépasser 1,5%.

"L'économie belge a bien performé depuis la crise financière."
FMI

Ces chiffres ont été publiés dans le cadre d'une visite de travail effectuée en décembre dernier par une délégation du FMI  en Belgique. Cette visite, qui a lieu chaque année, est l’occasion de prendre le pouls de l’économie belge et d’adresser un certain nombre de recommandations aux autorités. Cette surveillance est prévue à l’article IV des statuts du FMI. Un rapport provisoire avait été remis en décembre dernier. Le rapport définitif vient d'être publié ce lundi 11 mars. La délégation du FMI était emmenée par l’économiste américano-roumaine Delia Velculescu, précédemment en charge de la surveillance de la Grèce.

Dans son rapport, le FMI note que "l'économie belge a bien performé depuis la crise financière". La preuve avec le PIB par habitant qui a dépassé le niveau d'avant-crise. Le chômage est au plus bas depuis quatre décennies, à 5,9% seulement, tandis que l'emploi a bien progressé.

Côté finances publiques, l'institut basé à Washington félicite le gouvernement Michel d'avoir ramené le déficit sous la barre de 1% du PIB en 2017 (0,9%) et 2018 (0,8%). Mais on sait que ce résultat découle en grande partie d'une accélération des versements anticipés par les entreprises. En 2019, cet effet s’estompera et le déficit devrait remonter à 1,2% du PIB. Le Bureau du Plan, lui, se montre moins rassurant et entrevoit un déficit de 1,7% cette année, ce qui équivaut à un "trou" de près de 8 milliards d'euros.

"La dette publique, bien que toujours élevée, poursuit sa décrue", note encore le FMI. L'endettement devrait ainsi être ramené à 99,2% du PIB en fin d'année.

"Ces résultats ont été rendus possible grâce aux réformes fiscales et structurelles de ces dernières années, y compris une réforme capitale des pensions, une remise à plat du régime de l'impôt des sociétés, ainsi qu'une réduction des charges sur le travail, entre autres", peut-on lire dans le résumé du rapport.

Ralentissement de l'inflation

Le FMI épingle aussi un ralentissement de l'inflation, qui devrait passer de 2,3% en 2018 à 1,9% en 2019.

Les principaux défis pour l'avenir, et donc pour le gouvernement qui sortira des urnes le 26 mai prochain, sont l'amélioration du potentiel de croissance et le niveau de la dette publique, qui en dépit de la récente décrue demeure trop élevé.

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