Le gendarme aérien s'arme face aux drones illicites

©BELGAIMAGE

L’enjeu des drones s’aventurant aux abords du tarmac des aéroports du pays nécessitait une réaction. Une approche standardisée vient d’être avalisée.

Par an, ce sont pas moins d’une trentaine d’incidents impliquant des drones qui sont constatés aux abords du tarmac des aéroports de Belgique, apprend-on de chiffres officiels. Principalement à Bruxelles, Charleroi et Anvers – Oostende et Liège étant quelque peu épargnés.

De quoi perturber à chaque fois le trafic aérien, en l’attente d’une intervention sur place de la police, à la demande du gendarme aérien skeyes (ex-Belgocontrol). "On avertit, ils agissent", résume Dominique Dehaene, porte-parole.

Il fallait y remédier. D’autant que ces dernières années, "le nombre de drones dans les airs continue à croître énormément et cela ne changera pas dans les années à venir". Alors même que ces appareils constituent un "danger potentiel".

"En 2019, 28 drones hors règles ont été signalés aux abords des aéroports de Bruxelles, Charleroi et Anvers notamment."
Dominique Dehaene
porte-parole de Skeyes

Une approche standardisée vient donc d’être définie, et tout juste approuvée par la Direction générale du transport aérien (DGTA) qui en jette là les bases réglementaires. Désormais, "dès le signalement d’un drone (dit "rogue drone", dans le jargon, soit non-notifié aux autorités compétentes et pas en règle, NDLR), le contrôleur aérien informera régulièrement tous les pilotes sur sa position. Il incombera alors à chaque pilote de réagir de façon adéquate. Le contrôleur aérien lui apportera son support en le guidant dans les actions qu’il entreprend. Quand les services de police, Airport Inspection et le responsable concerné de l’aéroport seront également informés instantanément."

Objectif? La fluidité

©Julian Stratenschulte/dpa

Mais le vrai changement tient surtout au fait que le contrôleur aérien pourra "aussi décider de changer de piste pour les décollages et/ou les atterrissages ou même de suspendre temporairement les arrivées ou les départs". Avec un mécanisme de déblocage à la clé: "s’il n’y a plus de danger, le trafic aérien peut reprendre". Et ce, dès lors que "le drone et/ou le pilote ont été interceptés" ou s’il n’a "plus été signalé depuis longtemps", souligne Dominique Dehaene.

Les pros déjà encadrés

Du côté des professionnels, la situation avait déjà été réglée. D’une tout autre manière. Via l’application Droneguide, les pilotes pouvaient déjà notifier et planifier leurs vols.

Mais avec ce nouveau développement, skeyes est désormais "prête à intégrer ces nouveaux aéronefs dans le trafic aérien actuel", se félicite le patron du gendarme aérien, Johan Decuyper.

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