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Le gouvernement wallon va indemniser tous les non-assurés des inondations

Le ministre-président wallon Elio Di Rupo estime qu’entre 2.000 et 4.000 sinistrés des inondations de juillet n’étaient pas assurés. ©Photo News

Les particuliers non assurés recevront une aide s'élevant au maximum au prix d’une maison "ouvrière", a annoncé le ministre-président wallon Elio Di Rupo.

Près de deux mois après les terribles inondations qui ont frappé la Wallonie, le ministre-président Elio Di Rupo (PS) a convié ses ministres à participer à un séminaire ce week-end. L’objectif est d’arriver à un accord politique global sur une série de dossiers urgents comme la problématique des sinistrés non-assurés.

Pour le financement de toutes ces mesures, Elio Di Rupo reconnaît qu’il faudra emprunter et faire "exploser" la dette.

Elio Di Rupo est catégorique à ce sujet. "Il faut les aider. Les discussions avec les experts se poursuivront jusqu’à samedi, mais l’intervention correspondra à un montant maximal qui est celui d’une maison ouvrière. Quel est le prix à neuf pour une petite maison? Est-ce 100.000, est-ce 120.000 ou 140.000 ?", explique-t-il dans une interview. Si les estimations financières restent à calculer, le ministre-président estime qu’entre 2.000 et 4.000 sinistrés n’étaient pas assurés.

Aide aux entreprises et commerces

La Wallonie devrait également arriver à un accord pour dégager plusieurs centaines de millions d’euros afin de soutenir les entreprises et les commerces dévastés par les eaux. "Il faudra les aider si on veut avoir une chance qu’elles redémarrent leurs activités. Il y aura deux types d’interventions: en subvention et en prêt. On discutera samedi de la fourchette d’intervention." Pour le financement de toutes ces mesures, Elio Di Rupo reconnaît qu’il faudra emprunter et faire "exploser" la dette.

Plan de relance

À côté de cet important volet lié aux inondations, Elio Di Rupo reste attentif à mener à bien le plan de relance édicté par son gouvernement suite à la crise du covid. Non sans lancer un appel à la mobilisation auprès de certains acteurs économiques qu’il juge toujours à la pointe quand il s’agit de critiquer.

Il est évident, ajoute l’ancien Premier ministre, que pour arriver à effacer son retard par rapport à la Flandre, la Wallonie n’a d’autres options que de créer de l’emploi.

"Nous avons un plan de relance. Nous donnons un élan et un cadre. Nous mettons des moyens financiers. Mais il faut que cela soit repris par les entreprises. Chaque acteur doit dire ce qu’il veut qu’on rajoute dans ce plan pour créer de la valeur ajoutée. S’il y a certaines instances qui ont le sentiment d’agir, il y en a d’autres qui lisent et disent qu’elles ne sont pas contentes ou qui se disent déçues. Mais vous qui critiquez, qu’apportez-vous?"

Il est évident, ajoute l’ancien Premier ministre, que pour arriver à effacer son retard par rapport à la Flandre, la Wallonie n’a d’autres options que de créer de l’emploi. "La force de la Flandre est qu’elle a un écosystème économique complet avec non seulement la production de biens et de services, mais aussi, dans les services, tous les services d’accompagnement. C’est là-dessus que nous travaillons et le plan de relance doit nous aider à détecter les chaînons manquants et des incitants visant à encourager le recours de bureaux d’étude situés en Wallonie. Le moyen de résorber cette différence avec la Flandre est de créer de l’activité et des jobs. Les jobs font rentrer de l’argent dans les caisses de l’État."

Inondations à Trooz, le zoning de Prayon vu du ciel [Drone]

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