Le MR veut garder le vote obligatoire

Olivier Chastel et Charles Michel au Congrès doctrinal du MR ©Photo News

Le MR se prononce pour le maintien de l'obligation de vote à l'occasion de son congrès doctrinal à Ciney mardi soir.

Le parti libéral s'est prononcé mardi soir pour le maintien de l'obligation de vote en Belgique à l'occasion d'un congrès destiné à actualiser la doctrine du parti en vue des prochains élections.

Au centre de toutes les conversations ces dernières semaines dans les rangs réformateurs, l'amendement préconisant la fin de l'obligation de vote a finalement été rejeté par 57% des quelque 1.500 militants et mandataires du parti réunis mardi soir à Ciney. Le sommet du parti était profondément divisé sur l'opportunité d'intégrer ou non la fin de l'obligation de vote dans son corpus doctrinal, laissant ainsi le dernier mot à l'ensemble de ses militants.

Les autres questions

Outre cet amendement, les militants et mandataires MR ont encore plus clairement rejeté une autre proposition visant à instaurer un service citoyen obligatoireIls ont en revanche appuyé l'idée d'une charte citoyenne où les Belges certifieraient leur adhésion aux valeurs et libertés fondamentales, ainsi qu'un autre amendement laissant aux contribuables le choix de décider de l'affectation d'une partie de leurs impôts à l'une ou l'autre thématique qui leur tiendrait plus à coeur.

"Nous refusons de transmettre un héritage malsain, un pays endetté, une protection sociale exsangue, sans repères éthiques, une économie essoufflée, un monde insécurisé et non pacifié."
Olivier Chastel
Président du MR

Fort d'une petite centaine de pages, le reste du manifeste intitulé "Pour un libéralisme engagé" confirme pour le reste une série de fondamentaux du parti, comme la liberté individuelle, la sécurité, la neutralité de l'Etat, la gestion des flux migratoires et bien évidemment le soutien à l'esprit d'entreprise ou l'économie de marché qui se doit toutefois d'être "au service de l'humain". Il confirme aussi la volonté des libéraux de clarifier et réduire la réglementation, d'aboutir à une société "interculturelle" rejetant les communautarismes. Face aux défis contemporains comme le terrorisme, la soutenabilité des finances publiques ou encore le réchauffement climatique, le nouveau manifeste dit aussi se soucier des générations futures.

L'ensemble du manifeste, fruit d'un vaste travail de réflexion piloté par le député-philosophe Richard Miller, a été approuvé mardi soir à l'unanimité des militants réunis, moins une abstention. Il servira de base idéologique pour l'élaboration des programmes de campagne en vue des prochaines élections communales de 2018 et du scrutin fédéral et régional de 2019. Après les votes et un discours de clôture, le congrès s'est achevé sur une note festive, le parti libéral célébrant cette année les 170 ans de son existence.

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