Le parquet fédéral qualifie l'attaque de Liège d'assassinat terroriste

L'enquête est lancée après la tuerie de Liège. Les enquêteurs tentent de cerner le profil de Benjamin Herman, un délinquant multirécidiviste qui se serait radicalisé en prison. Il a été abattu ce mardi par la police après avoir tué trois personnes dont deux policières.
  • Les faits qualifiés d'assassinats terroristes

    Les deux procureurs du parquet fédéral retracent le fil des événements:

    > Ils confirment la mort mardi de trois personnes à Liège et le meurtre d'une autre personne dans la nuit de lundi à mardi à On, dans la province du Luxembourg.

    > Le parquet fédéral prend en charge l'enquête sur la tuerie de Liège en raison du modus operandi qui ne laisse aucun doute sur le caractère terroriste de l'attaque. "L'assaillant a crié à plusieurs reprises 'Allah Akbar'', expliquent le parquet fédéral qui qualifie donc les faits d'assassinats terroristes. Les enquêteurs indiquent aussi que l'utilisation d'armes blanches pour attaquer les forces de l'ordre est une preuve que l'assaillant a été inspiré par le groupe jihadiste Etat islamique.

    > Le meurtre à On fait l'objet d'une enquête séparée confiée à la section Marche-en-Famenne du parquet de la province du Luxembourg.

    > Le profil de l'assaillant a aussi fait l'objet de quelques précisions: il s'agit donc de Benjamin Herman, "né le 12 janvier 1987, de nationalité belge". Il avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour un vol avec violence et une affaire de stupéfiants. Il était incarcéré à la prison de Marche-en-Famenne. Il avait bénéficié d'un congé pénitentiaire lundi à partir de 07h30 et devait rejoindre sa cellule mardi soir à 19h30.

    >Un juge d'instruction de Liège, spécialisé en terrorisme, a été chargé de l'instruction, a ajouté le parquet fédéral. "Il a notamment ordonné une autopsie des corps des trois victimes décédées ainsi qu'un examen toxicologique sur l'auteur. L'enquête se concentre actuellement sur la question de savoir s'il a agi seul."

    Les enquêteurs ne souhaitent pas donner davantage de détails. 

  • Fin de la conférence de presse

  • Ca commence

    Prévue à 10h30 à Bruxelles, la conférence de presse du parquet fédéra a débuté à 11 heures.

  • Rappel des faits

    Environ 7 ans après la fusillade meurtrière de Nordine Amrani qui a fait 5 victimes et 130 blessés, avant de se donner la mort le 13 décembre 2011 sur la place Saint-Lambert, Liège a connu une nouvelle journée d’épouvante mardi. Il était environ 10h30 quand des coups de feu se sont fait entendre sur le boulevard d’Avroy, en plein centre de Liège, devant l’athénée Léonie de Waha.

    Ce sont les policiers du peloton antibanditisme (PAB) qui ripostent à un individu qui tirait sur eux. Né en 1987, Benjamin Herman, originaire de Rochefort, avait reçu une autorisation de sortie de quelques heures, lundi, et n’a pas regagné la prison de Marche où il purgeait une peine pour des délits de droit commun.

    Les 3 victimes

    Avant de s’en prendre aux agents du PAB, il a d’abord agressé avec une arme blanche Soraya Belkacemi (née en 1973) et Lucile Garcia (née en 1964), deux policières en service, avant de s’emparer du pistolet de l’une d’entre elles. Il fera feu sur elles, les tuant sur le champ, non loin du café des Augustins qui fait le coin entre le boulevard d’Avroy et la rue des Augustins. Il poursuit sa folie meurtrière en éliminant Cyril Vangriecken, un jeune homme de 22 ans qui se trouvait dans une voiture. 

    Le chef de corps de la police de Liège a affirmé que l’objectif de Benjamin Herman était de "toucher des policiers, l’institution et l’État belge". Un acte terroriste? "Pas évident", indique le ministre de l’Intérieur Jan Jambon, alors que tous les regards sont tournés vers le ministre de la Justice.

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