Le port d'une protection couvrant la bouche et le nez obligatoire dans les transports dès 12 ans

Le port d'une protection qui couvre la bouche et le nez sera rendue obligatoire pour tous les voyageurs à partir de l'âge de 12 ans. ©Photo News

Recommencer à se déplacer sans contaminer les autres, ce sera l'un des grands enjeux du déconfinement. À l'issue d'un très long conseil national de sécurité, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) a confirmé que la relance progressive des transports publics pourrait avoir lieu à partir du 4 mai prochain, sous conditions.

Le port d'une protection qui couvre la bouche et le nez sera rendu obligatoire, tant aux gares, stations et arrêts qu'à l'intérieur des trains, des métros, des trams et des bus pour tous les voyageurs à partir de l'âge de 12 ans. Alors que le nombre de passagers a été drastiquement limité durant la période de confinement, la généralisation des masques doit permettre d'occuper de nouveau tous les sièges et d'assouplir les règles de distanciation sociale.

Selon les déclarations de Sophie Wilmès, les différentes sociétés de transport (De Lijn, SNCB, Tec, Stib) devront augmenter progressivement leur offre pour être prêtes d'ici le 4 mai. Afin d'éviter d'avoir trop de monde dans les transports, il est recommandé de se déplacer par ses propres moyens afin de laisser la place aux personnes qui en ont le plus besoin. Il est également recommandé d'éviter les déplacements durant les heures de pointe sauf si cela est nécessaire.

Les écoles restant encore fermées jusqu’au 18 mai, l’horaire blanc "pré-vacances scolaires" sera d’application sur le réseau de la Stib à partir du 4 mai. Le métro passera d’un passage toutes les 5 minutes sur les troncs communs en pointe à un passage toutes les 3 minutes 45 et de 10 à 7 minutes 30 sur les antennes. Les trams 3 et 4 circuleront toutes les 5 minutes en pointe. Le 93 et le 82 toutes les 7 minutes 30. De plus, des renforts supplémentaires seront injectés sur le réseau bus en fonction du présentéisme du personnel de conduite.

La vente à bord des véhicules de la Stib reste suspendue et le paiement par carte bancaire requis dans les points de vente. Afin de limiter strictement les contacts entre les voyageurs et le personnel de conduite, l’accès par la porte avant dans les véhicules est condamné, de même que les places situées à proximité du poste de conduite.

Le télétravail privilégié

Mais les transports publics ne retrouveront pas directement leur capacité d'avant le confinement. Redoutant la contamination, les usagers habituels pourraient d'ailleurs se détourner des transports collectifs au profit des modes individuels comme la voiture et le vélo.

Face au casse-tête de la reprise des transports publics, le télétravail restera privilégié. Le travail à domicile sera même la norme dans la mesure du possible, a fait savoir la Première ministre vendredi soir. Plus que jamais, le meilleur déplacement sera donc celui qu'on ne fera pas.

En Région bruxelloise, des projets d'aménagements temporaires doivent permettre d'améliorer la circulation pour les piétons et les deux-roues dans la capitale. La ministre régionale de la Mobilité estime aussi que tous les citoyens devront faire preuve de solidarité en terme de mobilité. "On sait que 2/3 des déplacements intra-bruxellois portent sur une distance de moins de 5 km et que près de la moitié des trajets en voiture, en Belgique, couvrent moins de 2 km. Il est essentiel que ceux qui ont l’opportunité de se déplacer à pied ou à vélo puissent le faire pour désengorger les transports publics et limiter le trafic automobile", déclare Elke Van den Brandt (Groen).

La ministre écologiste ajoute qu'elle travaille sur des aides à l’achat et sur des partenariats avec les opérateurs de micro-mobilité pour que chacun puisse avoir accès à un vélo au coût le plus bas.

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