Le vol à l'étalage coûte entre 1,5 et 2% du chiffre d'affaires

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En Flandre, 13.301 vols à l’étalage ont été signalés l’an dernier (+4,3%), pour 6.395 en Wallonie (+4%).

L’an dernier, 22.174 vols à l’étalage ont été signalés à la police, soit 61 par jour et 4,7% de plus qu’en 2017, annonce lundi le Syndicat neutre pour indépendants (SNI). Pourtant, il ne s’agit que de "la partie émergée de l’iceberg", estime l’organisation patronale. En Flandre, 13.301 vols à l’étalage ont été signalés l’an dernier (+4,3%), pour 6.395 en Wallonie (+4%).

"Il convient de souligner qu’il ne s’agit là que des déclarations officielles", nuance le SNI dont une enquête a mis en évidence que 42% des commerçants ne déclarent jamais les vols à l’étalage commis dans leur établissement.

Heure d’hiver et recrudescence des vols

Le SNI s’inquiète en outre du passage à l’heure d’hiver qui s’accompagnerait d’une hausse du nombre de vols.

Le vol à l’étalage coûte entre 1,5% et 2% du chiffre d’affaires des commerçants.

"Le vol à l’étalage coûte aux commerçants entre 1,5 et 2% de leur chiffre d’affaires. En raison de leurs marges bénéficiaires serrées, cela peut représenter un sérieux préjudice pour les commerçants", déplore la présidente du SNI, Christine Mattheeuws.

Le SNI demande que l’indemnisation en cas de vol à l’étalage, qui a été adoptée en 2017, soit mise en œuvre rapidement. "Dans la pratique, avec ce système, le voleur à l’étalage devra payer au commerçant un montant d’environ 181 euros s’il est pris sur le fait. Une agence de recouvrement externe se chargerait du processus. Dans le même temps, le vol serait signalé à la police. Si le voleur n’a pas payé dans les 8 à 10 semaines, l’agence de recouvrement peut procéder au recouvrement au nom du commerçant", explique le SNI. Aux Pays-Bas, un tel système existe, semble-t-il, depuis des années.

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