Publicité

Les affiliations aux syndicats en plein boom

Les affiliations aux syndicats ont augmenté sensiblement au cours des derniers jours, ce qui s'explique par la hausse des personnes qui se retrouvent au chômage temporaire.

Vendredi dernier, plus de 670.000 travailleurs étaient concernés par une demande de chômage temporaire pour force majeure. À terme, ils devraient être entre 800.000 et un million à être placés sous ce régime.

S'ils se retrouvent dans cette situation en raison de l'épidémie de coronavirus, les travailleurs perçoivent une allocation de chômage de l'Onem équivalente à 70% de leur rémunération moyenne, plafonnée à 2.754,76 euros brut. À celle-ci s'ajoute un complément mensuel d'environ 150 euros à charge de l'État fédéral.

Les versements de ces allocations, mais aussi de l'indemnité complémentaire, seront assurés comme de coutume par les organismes de paiement, à savoir les organisations syndicales et la caisse auxiliaire des paiements de chômage (Capac). Conséquence: les syndicats voient les affiliations se multiplier ces derniers jours.

Si aucune des trois organisations ne dispose pour l'heure de statistiques précises, toutes constatent une hausse. Les affiliations arrivent de manière très régulière, mais ce n'est pas non plus "un raz de marée", explique-t-on à la CGSLB. À la FGTB par contre, on parle d'une véritable "explosion".

Face à l'afflux sans précédent des demandes de chômage temporaire à traiter, les syndicats ont par ailleurs tous renforcé leur dispositif. "On est capable d'absorber le choc pour l'instant", assure le porte-parole du syndicat libéral, Didier Seghin. "On a pris des mesures exceptionnelles, notamment en réquisitionnant des travailleurs à gauche à droite. La charge est gigantesque, mais on va pouvoir la gérer", affirme son homologue de la FGTB, Nicolas Deprets. À la CSC, on reconnaît que le travail se poursuit en "flux continu", tout en précisant que la situation reste "sous contrôle".

Tout comme les syndicats, les secrétariats sociaux croulent actuellement sous les demandes relatives au chômage temporaire. En pleine crise, des employeurs inquiets font pleuvoir les questions sur ceux-ci. En attendant des jours meilleurs, leurs standards téléphoniques tournent à plein régime.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés