Les auto-écoles vont rouvrir, les voyages vivement déconseillés lors des vacances de Carnaval

Le seul assouplissement décidé par le Comité de concertation de ce vendredi? Les auto-écoles peuvent reprendre les cours et les examens pour les permis voiture. ©Photo News

Rien ne change jusqu'au 22 janvier prochain, sauf pour les auto-écoles, a décidé le Comité de concertation vendredi. Et les voyages non essentiels restent vivement déconseillés jusqu'après les vacances de Carnaval au moins.

Il y avait peu de suspense. Aucun assouplissement ne figurait au programme du Comité de concertation de ce vendredi, avait prévenu le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (sp.a), conforté par le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), qui ne voulait pas donner de faux espoirs à la population.

Finalement, une mesure a quand même été prise: les auto-écoles, qui avaient pu reprendre leurs activités en décembre pour les deux-roues, les camions et les bus, vont pouvoir réorganiser les cours et examens pour les permis voiture dès la semaine prochaine.

Pour le reste, le télétravail obligatoire est maintenu. "Il y aura davantage de contrôles sur les lieux de travail des travailleurs qui doivent respecter une quarantaine", annonce le Comité de concertation.

Même chose pour les voyages non essentiels, qui restent vivement déconseillés. Les contrôles sur les routes devraient être renforcés et les règles concernant les voyages seront applicables au moins jusqu'après les vacances de Carnaval.

Il y aura davantage de vigilance dans l'enseignement également, avec plus d'attention portée au respect des mesures sanitaires et de quarantaine chez les enfants en âge scolaire, notamment ceux venant de pays voisins, qui connaissent une situation épidémiologique moins favorable.

Pour le reste, rendez-vous le 22 janvier - date prévue pour le prochain Comité de concertation. "Il est encore trop tôt pour évaluer l'impact éventuel des retours de voyage, des fêtes de fin d'année et de la réouverture des écoles", justifient les autorités.

Et les indicateurs sont encore loin des seuils que la Belgique s’est fixés pour envisager un relâchement. Les chiffres de ce vendredi indiquent une moyenne de 1.664 nouvelles contaminations par jour. La baisse se poursuit, mais n’est plus que de 2% par rapport à la semaine précédente. Le taux de reproduction du virus, lui, est à nouveau en légère hausse, à 1,004. En moyenne, 131 patients sont encore admis chaque jour à l’hôpital. Et le Covid-19 provoque encore 64 morts par jour. Or, pour assouplir, il faut tomber sous les 75 hospitalisations quotidiennes durant au moins sept jours consécutifs, compter moins de 800 nouveaux cas par jour durant au moins trois semaines, enregistrer un recul de ces deux indicateurs, et afficher un ratio de positivité inférieur à 3%. Il y a donc encore du chemin.

Le Comité de concertation veut toutefois préparer la suite pour les professions de contact comme les coiffeurs ou l'horeca. Pour permettre une réouverture aussi rapide et efficace que possible, il demande au conseil d'experts, le GEMS, d'établir un calendrier de réouverture, en identifiant les secteurs où des protocoles plus stricts et des mesures sanitaires supplémentaires sont nécessaires.

Prolongation des mesures de soutien

Le gouvernement a approuvé vendredi en comité restreint la prolongation des mesures de soutien aux travailleurs touchés par la crise sanitaire. Un budget supplémentaire de 136 millions d'euros sera dégagé pour assurer jusqu'au 28 février le gel de la dégressivité des allocations de chômage et de la période durant laquelle les nouveaux diplômés ont droit à des allocations d'insertion, a indiqué le ministre fédéral de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne. "Dans cette période d'incertitude pour tous les travailleurs avec ou sans emploi, une chose est pour moi essentielle. Il serait, à mes yeux, inconcevable que les demandeurs d'emploi subissent une diminution de leurs allocations de chômage", a souligné le ministre PS.
Le doublement du droit passerelle pour les travailleurs indépendants, qui relève du ministre David Clarinval (MR), est également prolongé jusqu'au 28 février. Un budget de 216 millions d'euros y sera consacré.
Du côté des entreprises en difficultés, les employeurs ne seront pas sanctionnés en cas de non-versement de leurs cotisations à l'ONSS durant les premier et deuxième trimestres. "Ce qui veut dire que les plans de remboursement à l'amiable sont eux aussi prolongés", a précisé Pierre-Yves Dermagne, qui partage avec le ministre fédéral des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke (sp.a), la tutelle sur l'ONSS.

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