Les autotests débarquent en pharmacie dans un certain flou

Le remboursement des autotests sera limité à deux tests par semaine et par membre du ménage. ©REUTERS

À partir de ce mardi, les pharmaciens sont autorisés à vendre des autotests rapides de dépistage du coronavirus. Ils coûteront 7,50 euros pièce.

La semaine dernière, le gouvernement a annoncé qu'à partir du mardi 6 avril, les pharmacies seront fournies en autotests. Il s'agit de tests antigéniques rapides, semblables aux tests de grossesse, qui délivrent un résultat dans un délai de 15 à 30 minutes.

Ces autotests sont équipés d'écouvillons plus épais que ceux du test PCR, qui ne doivent être insérés qu'à deux centimètres de profondeur dans chaque narine. Le prélèvement est ensuite mélangé à un réactif apposé sur un boitier qui permet d'en lire le résultat dans les 30 minutes.

Les personnes bénéficiant de l'intervention majorée ne devront payer qu'un euro. Pour les autres, il faudra débourser entre 5 et 10 euros.

Ces tests pourront être réalisés sur soi-même, à l'exception des enfants de moins de 12 ans. Ce sont leurs parents qui devront effectuer le prélèvement et en analyser le résultat.

Nouvelles approbations

L'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) contrôlera attentivement la qualité des autotests sur le marché belge. Ce lundi soir, l'AFMPS a approuvé la mise en vente de deux modèles, distribués par Roche et par Biosynex. Pour être approuvés, les autotests doivent satisfaire à une série de conditions qui diffèrent quelque peu de celles exigées pour les mêmes modèles utilisés en milieu médical. Ces différences tiennent essentiellement aux informations à fournir et à l’emballage, qui doivent convenir à une utilisation domestique.

Ils devront pour cela recevoir une nouvelle certification européenne, mais vu les délais nécessaires pour obtenir ce nouvel aval, la simple preuve d’une demande de certification suffira par dérogation durant 6 mois. D’autres autotests sont en attente d’approbation par l’AFMPS, mais présentent actuellement des dossiers imprécis ou incomplets, dit-on à l’Agence.

Deux tests par semaine et par personne

Les personnes bénéficiant de l'intervention majorée (BIM) ne devront payer qu'un euro pour se procurer l'autotest. Le remboursement, dont la mise en œuvre est prévue à partir du 12 avril, sera toutefois limité à deux tests par semaine et par membre du ménage. Pour les autres, il faudra débourser 7,50 euros pièce.

15-25°C
Il est recommandé de garder les autotests dans une armoire, à une température comprise entre 15 et 25°C.

À ce stade, les autotests sont en tous points identiques aux tests rapides utilisés en milieu médical. Mais le fait qu’ils soient utilisés par des profanes et non par des professionnels peut en réduire l’efficacité. Le pharmacien devra, de son côté, informer la personne sur l'utilisation de l'autotest et lui rappeler qu'en cas de résultat positif, elle doit prendre contact avec un médecin.

Herman Goossens, président de la task force testing, a aussi signalé que la température de conservation de ces autotests pouvait influencer leur fiabilité. Le mieux est de les garder dans une armoire, à une température comprise entre 15 et 25°C.

L'arrêté royal publié au Moniteur belge

L'arrêté royal publié au Moniteur belge le 25 mars dernier met en exécution un article de la loi du 20 décembre portant sur diverses mesures relatives aux tests antigéniques rapides. Il établit les conditions dans lesquelles cette délivrance est autorisée. Les autotests approuvés devront figurer sur une liste établie par l'AFMPS.

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