Les Belges ont la moyenne en anglais, pourquoi pas plus?

©AFP

Ce matin, EF Education First, une société spécialisée dans les langues, présente son classement des pays où l’anglais est le mieux parlé dans le monde. Derrière les pays scandinaves, habitués au haut du classement, la Belgique occupe une correcte 17e place.

Tous les ans, le classement des pays anglophones "non-natifs", à savoir des pays où l’anglais est le mieux parlé mais où il ne fait pas partie des langues officielles, est réalisé par l’EF Education First. La société, spécialisée dans la formation linguistique, a cette année fait passer le test à près de 910.000 personnes réparties dans 70 pays. La Suède sort par la grande porte avec des résultats qui lui permettent de devancer les Pays-Bas. Vient ensuite, un trio scandinave, avec le Danemark, la Norvège et la Finlande.

"Il faut que tout le monde investisse dans les langues, gouvernements comme entreprises."
Thibaut Hardelay
Ef Education First Belgique

Derrière cet insoluble trust nordique qui monopolise les premières places depuis la création du classement, la Belgique, elle, occupe la 17e position et a connu une légère régression par rapport à l’année passée. Seulement, si, comme l’explique Thibaut Hardelay, directeur de l’EF Education First pour la Belgique, "le résultat est relativement correct et ne doit pas être source d’inquiétude", le classement révèle chez nous plusieurs données intéressantes.

Tout d’abord une fracture Nord-Sud. Les néerlandophones obtiennent une meilleure note que les francophones en Belgique. De la même manière, les villes où les meilleurs résultats sont obtenus sont en Flandre. Bruxelles n’arrive qu’en troisième position et est suivie par Liège, qui accuse une différence de 7 points par rapport à Anvers.

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Par ailleurs, les femmes belges sont moins à l’aise avec la langue de Shakespeare que leurs homologues masculins. Et si certains facteurs, comme l’environnement culturel par exemple, peuvent expliquer le fait que le nord du pays a plus de facilités à apprendre l’anglais, la performance décevante des femmes reste un mystère absolu. "D’ordinaire, dans la plupart des pays, les femmes maîtrisent mieux l’anglais que les hommes. La Belgique fait figure d’exception", constate Thibaud Hardelay, dubitatif, qui ajoute "qu’il n’y a pas franchement d’explications rationnelles à cela".

Des solutions simples

Si les pays nordiques devancent le reste de l’Europe, le Vieux Continent n’en reste pas moins l’endroit où l’anglais est le mieux parlé dans le monde. Et les résultats de la Belgique sont globalement au-dessus de la moyenne européenne. Mais pour l’EF Education First en Belgique, des efforts restent à faire, et ceux-ci pourraient changer la donne. "Il faut impérativement mettre l’accent sur la pratique. En Suède, au Danemark, les jeunes pratiquent tout le temps et ne se limitent pas à des leçons de grammaire. Il faut qu’on pousse les jeunes à bouger, parce que l’immersion est la clef", martèle le directeur d’EF Education First pour la Belgique.

L’enjeu est effectivement de taille, surtout quand on sait que le fait de savoir parler anglais reste un point important sur le marché de l’emploi. Ce rapport annuel met d’ailleurs cet aspect en relief, en établissant une corrélation entre le niveau d’anglais, et le revenu national brut par habitant. Plus l’anglais va être parlé, plus le revenu va être élevé. Les voyages forment donc la jeunesse, mais à terme, ils pourraient bien être un levier économique aussi efficace pour les jeunes du monde entier que pour les pays eux-mêmes.

 

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