Les coiffeurs dans la rue pour demander la réouverture de leurs commerces

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Des coiffeurs de tout le pays, quelque 400 selon la fédération professionnelle Coiffure.org, ont mené une action symbolique dans les rues, samedi sur le coup de 12h15. Une manière d'exprimer leur mécontentement et de demander aux autorités la réouverture de leurs commerces dès le 14 décembre.

Les coiffeurs participant à l'action ont sorti leur matériel dans la rue pour coiffer un mannequin ou une personne de leur bulle. Ils voulaient ainsi montrer leur incompréhension face aux mesures fédérales et leur désarroi par rapport à une situation financière qui ne cesse de se dégrader depuis le début de la crise sanitaire.

"Certains n'ont pas osé participer à l'opération car les autorités communales ont indiqué que des amendes pourraient être mises", ajoute Coiffure.org. "Mais tous ensemble, nous sommes déterminés à obtenir la réouverture de nos salons et des aides financières en rapport avec nos pertes".

74%
La proportion de coiffeurs qui considérant que la crise représente une menace pour la poursuite de leurs activités, selon une enquête de Coiffure.org.

Selon une enquête menée par la fédération auprès de 1.840 coiffeurs, 74 % considèrent que la crise représente une menace pour la poursuite de leurs activités. En Flandre et en Wallonie, les mesures de soutien apparaissent insuffisantes pour couvrir leurs frais fixes, alors qu'à Bruxelles, elles sont toujours au point mort. Pas moins de 81% des coiffeurs interrogés disent, par ailleurs, avoir été approchés par des clients désirant se faire coiffer à l'abri des regards, en toute illégalité.

Vers une réévaluation des mesures?

De son côté, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet (MR) a demandé au Premier ministre de réunir à nouveau le Comité de concertation le 18 décembre afin de réévaluer les mesures concernant la bulle sociale durant les fêtes et la fermeture des salons de coiffure, a-t-il indiqué samedi à l'agence Belga.

"Il ne s'agit pas de tout remettre sur la table mais bien d'aborder ces deux thématiques, car on entend aussi le désarroi des citoyens", a-t-il ajouté, justifiant la demande francophone par l'évolution de l'épidémie en Belgique, "qui continue d'être positive".

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