chronique

Les coulisses de la rédaction

Une ère nouvelle s’est ouverte au Cercle de Lorraine devenu B19 Poelaert… On le sait, avec ce foutu coronavirus, les événements mondains se font rares désormais. Et limités. Mais là, l’occasion était trop belle. Un changement de propriétaire au Cercle de Lorraine, ça se fête. Covid ou pas. Alors, John-Alexander Bogaerts et Bruno Pani, nouveaux maîtres des lieux depuis août dernier, avaient mis les petits plats dans les grands pour recevoir (tant bien que mal, au vu du contexte) leurs quelque 150 invités. Parmi les têtes connues, outre l’orateur Roland Cracco (Interparking), certains auront reconnu Serge Litvine (Villa Lorraine & co), Philippe Delusinne (RTL Belgium), Pierre Nothomb (Deminor), Ian Gallienne (GBL) accompagné de son épouse Ségolène Frère, Boris Dilliès (bourgmestre d’Uccle) ou encore un Laurent Levaux (Aviapartner) n’hésitant pas à taper sur l’épaule d’un Philippe Close (bourgmestre de Bruxelles) venu braver un auditoire remonté à bloc sur la fermeture du Bois de la Cambre – on n’épiloguera pas sur ce point.
Même l’ex-président, Herman Craeninckx, arrivé au bras de Virginie Taittinger, n’a pas manqué le passage de flambeau, forçant jusqu’à un sourire devant l’objectif de la photographe. Un effort qui n’a pas manqué d’être souligné. «Tu sais Herman, quand on est président, c’est pour toujours. Regarde Sarko», a lancé un Bogaerts aux anges d’avoir mis la main sur ce vénérable acteur du milieu des affaires qui l’a longtemps regardé de haut. D’ailleurs, les membres du cercle dorénavant disparu – puisqu’il faut maintenant parler du «B19 Poelaert» – ne recevront leurs invitations aux prochains événements qu’à compter de la semaine prochaine. Car, avant cela, la célébration était en famille. Une famille un tantinet plus branchée – exit les cravates Hermès et les boutons de manchette dans la salle –, même si le blazer-chemise restait toutefois de rigueur, pour ceux qui chercheraient à s’enquérir du nouveau dress code.

Passage de témoin

Choix de raison

Jos Donvil ©Anthony Dehez

L’amour des couleurs de son club aurait-il disparu? Jos Donvil, l’ex-CEO de Base, puis de Voo avant d’être relégué au rang de CFO de Nethys va donc rejoindre le Sporting d’Anderlecht en tant que COO (Chief Operating Officer), comme l’annonçait cette semaine L’Echo. Un choix du cœur? Plutôt de la raison, l’homme étant un farouche supporter du… Standard de Liège, ennemi historique des mauves. N’est-ce pas lui qui, lorsqu’il qu’il dirigeait Base, à l’époque sponsor des «rouches» avait déclaré: «Pour une question de valeurs prônées, nous n’aurions pas pu nous engager avec Anderlecht»?
Comme nous le soufflait un vieux supporter des mauves: «Ce club perd son âme: après un actionnaire (NDLR Marc Coucke) naguère fan de Bruges et d’Ostende, voilà, un COO supporter du Standard, c’est à ne plus rien y comprendre.» Mais bon, c’est bien connu, le foot busines d’aujourd’hui ne laisse plus beaucoup de place aux sentiments…

Une présentation enfantine

On peut être un programmeur de pointe, un brin geek, créateur d’une future licorne de l’open source et ne pas aimer les présentations «PowerPoint»… Fabien Pinckaers déteste faire des slides! Il ne s’en cache pas. Quand il a dû faire une présentation sur Odoo devant 350 étudiants de la Louvain School of Management à l’UCLouvain, il a demandé à… ses enfants de 9 et 11 ans de lui faire les illustrations.
Pinckaers leur a montré quelques tutos pour perfectionner un peu leur technique et la manière de dessiner des petits bonshommes, a griffonné les titres et quelques chiffres sur des feuilles de papier, et les deux bambins se sont mis au travail pour produire près d’une trentaine de slides.
De gros traits, des lettres (mauves, aux couleurs de l’entreprise), repassées 5 fois pour qu’elles soient bien marquées, des petits personnages en fil de fer… Et l’affaire est faite!
Dans l’auditoire, la présentation est plutôt bien passée et a capté l’attention des étudiants, bien mieux qu’un PowerPoint du CNS.
Plutôt fier de ce travail, Pinckaers l’a publié sur son mur LinkedIn, déclenchant là aussi une avalanche de commentaires plutôt positifs et amusés. À tel point qu’Odoo utilise cette présentation pour accueillir les nouveaux employés de la société. Après tout, c’est une certaine forme d’open source…

Fanny et la fuite du temps…

Fanny Rodwell ©BELGA

Une petite nouvelle en apparence anodine saisie entre deux portes: Fanny Rodwell a démissionné du conseil d’administration des sociétés Moulinsart et Studio Hergé. La deuxième épouse de Hergé laisse donc son époux actuel Nick Rodwell seul à la barre des institutions qui veillent sur l’œuvre et l’héritage du créateur de Tintin. Tonnerre de Brest, cela cacherait-il quelque complot, ourdi dans les caves d’un château de la Loire (à identifier) par un descendant des frères Loiseau? Que nenni, chers lecteurs, il faut plutôt chercher la réponse du côté de Tintin et l’Alph-Art: le «coupable», c’est le temps qui passe et qui, ce faisant, ne laisse plus de temps aux artistes pour parachever leur œuvre. Fanny atteint un âge que la pudeur nous intime de taire, c’est tout. Dans les conseils d’administration des sociétés cotées, il est d’usage d’introduire une limite d’âge pour siéger, mais pas dans les humbles sociétés anonymes comme Moulinsart, ce qui conduit à des situations comme là, aujourd’hui, où il apparaît soudain que la personne n’a plus l’âge de continuer à travailler ou conseiller. Terminons avec une citation d’Alphonse Allais, pour détendre l’atmosphère: «Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps.»

Mais lisez nom de Dieu!

Un tee-shirt célèbre. ©Filigranes

Belle assemblée pour la remise du Prix Filigranes lundi soir, une cérémonie également retransmise sur Facebook Live. Vêtu de son désormais célèbre tee-shirt «Lisez nom de Dieu», Marc Filipson a remis le prix 2020 à Fabrice Humbert pour «Le monde n’existe pas». En clôture de la soirée, le patron-libraire de l’avenue des Arts a prononcé cette petite phrase qui a provoqué pas mal de sourires. «Préparez vos cadeaux à venir et soutenez la librairie. Celui qui achète dix livres… ne reçoit pas le onzième. Mais c’est pas mal d’en acheter dix!». Ben oui, lisez nom de Dieu…

Le retour de l’économiste wallon

Didier Paquot ©Photo News

Et revoici Didier Paquot. Viré par l’Union wallonne des entreprises (UWE) en avril 2019 dans le cadre d’une réorganisation interne, Didier Paquot reprend la plume pour partager ses brillantes analyses économiques sur la Wallonie. Depuis le 1er septembre, l’ancien chief economist de l’UWE est chercheur associé et analyste économique au Wallonia Policy Lab de l’Institut Destrée.
Ce retour s’accompagne d’une chronique hebdomadaire sur la vie économique wallonne. Publiée chaque lundi sur le site web de l’Institut Destrée, Didier Paquot pointait cette semaine le contraste entre d’un côté la Wallonie désindustrialisée qui peine à combler le vide laissé par les grandes entreprises industrielles disparues, de l’autre la Wallonie audacieuse, bien inscrite dans l’économie du 21e siècle avec l’investissement de Bill Gates dans la biotech wallonne Univercells.
«Bien sûr, on ne peut abandonner les territoires dévastés par la désindustrialisation, mais accorde-t-on assez d’attention et de moyens à ces entrepreneur-e-s qui veulent développer leurs activités novatrices sur le sol wallon, dont les centres de décision et de recherche sont en Wallonie?» Une question qui doit faire écho au sein de l’UWE.

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