Les coulisses de la rédaction

©Vadot

Chaque semaine, L'Echo vous livre quelques informations... de coulisses.

Le "jeune coq" a bien grandi

Connaissez-vous le «Simba de Brakel»? Quand a été officialisée la nomination d’Alexander De Croo au poste de Premier ministre, notre dessinateur Nicolas Vadot est allé fouiller dans ses archives à la date du 22 avril… 2010 (cela ne nous rajeunit pas) à la recherche d’un dessin revenant sur le jeune et impétueux De Croo – 34 ans à l’époque – retirant la prise du gouvernement Leterme II, point de départ d’une crise politique de 541 jours, elle-même annonciatrice de celle qui vient de se terminer, dix ans plus tard.
En Belgique, la politique se transmet de père en fils – voire de frère en frère, comme chez les Michel. Dans Le Roi Lion, bien que Mufasa termine mal, trahi par son frère Scar (décidément, les affaires de famille…), Simba entreprend un parcours initiatique qui l’obligera à se prendre en main, à faire face à ses démons pour finalement monter sur le trône… Un destin déterministe à l’image de la politique belge, en somme.
Le Simba de Brakel – fief de la famille De Croo - a les tempes qui ont un peu grisonné depuis 2010, mais il n’a, sinon pas énormément changé, physiquement parlant, tout du moins.
Francis Delpérée, en bas à droite du dessin de l’époque, a-t-il donné son avis sur le nouveau locataire du «16»?

Brève vacance aux pensions

Sarah Scaillet ©Photo News

C’est le dernier round du match de boxe qui oppose depuis des mois Daniel Bacquelaine (MR) et Sarah Scaillet (étiquetée PS), désormais ex-directrice générale de l’Office des pensions. Celle-ci a, en effet été remerciée mercredi par celui qui était encore son ministre de tutelle. Le mandat de la haute fonctionnaire avait été prolongé de six mois au printemps dernier en attendant d’y voir un peu plus clair sur ce qui allait se passer au top de l’administration des pensions. Sarah Scaillet était arrivée à la fin de son mandat et, forte du soutien des partenaires sociaux, souhaitait rempiler. C’était sans compter sur les évaluations défavorables successives (et contestées) de son ministre. Le cas avait fini sur la table d’un comité ministériel restreint qui avait rendu un avis favorable pour Sarah Scaillet. David Clarinval, alors vice-Premier ministre MR, avait d’ailleurs souscrit à cette bonne note. Ce qui n’a pas empêché Daniel Bacquelaine d’ouvrir le poste à candidatures et au 30 septembre, de mettre un terme à la période transitoire, laissant l’Office sans dirigeant avant de passer le flambeau ministériel à Karine Lalieux (PS). Cette dernière ne devrait pas tarder à redésigner Madame Scaillet directrice générale ad interim d’ici la fin de procédure lancée sous Bacquelaine. Évidemment, Sarah Scaillet a répondu à l’appel à candidatures pour décrocher nouveau mandat de six ans à la tête des pensions.

L’ABC du métier

Véronique Thirion ©Photo News

Compliquée, la vie des candidats à de hautes fonctions publiques en Belgique! Enfin, pour ceux qui sont soumis à l’examen de leurs compétences par le Selor, en tout cas… La preuve par l’Autorité belge de la Concurrence, mieux connue sous son acronyme ABC. Il y a deux ans, les candidats à la présidence et à l’auditorat général avaient passé leur grand oral devant un jury, sans qu’on en connaisse jamais les résultats puisque la chute du gouvernement avait empêché de conclure. Aujourd’hui, on les connaît, grâce à un arrêt du Conseil d’État suite à un recours déposé par Véronique Thirion, l’actuelle auditrice générale de l’ABC. Et surprise: tous les candidats ont été jugés insuffisants! Sauf un, il est vrai, mais pour un poste entre-temps pourvu via un intérim, celui de directeur des études économiques. Bref, Véronique Thirion postulait pour être reconduite dans ses fonctions, mais elle a été jugée «moins apte», notamment pour «sa conception du rôle d’auditeur général et sa vision de la fonction», ce qui laisse rêveur quand on sait qu’elle exerce cette mission depuis sept ans, apparemment sans démériter. Comme si elle ignorait… l’ABC du métier. Heureusement pour elle, le Conseil d’État lui a donné raison. Elle peut donc se représenter, de même que les autres personnes recalées début 2019 (qui lui doivent une fière chandelle). On comprend aussi, du coup, pourquoi le SPF Economie a relancé un appel aux candidats le mois dernier : il n’avait plus aucun  nom à présenter au (nouveau) Conseil des ministres…

Belle leçon de gestion Covid-safe

Première assemblée générale d’envergure «en présentiel» d’après confinement mercredi dernier. C’était chez Colruyt à Hal, où toutes les mesures de sécurité et d’hygiène nécessaires avaient été prises: masque obligatoire – même si beaucoup l’ont ôté une fois la réunion entamée –, distribution de gel hydroalcoolique, chaises isolées soigneusement séparées les unes des autres de 1,5 mètre, vitres de plexiglas entre administrateurs et dirigeants soigneusement installés en arc de cercle… À côté de chaque chaise, un grand sac en papier recyclé qui ne manqua pas d’intriguer les participants. Pas de rapport annuel et autre document corporate à l’intérieur, mais quelques en-cas pour aider à passer la longue (plus de trois heures) réunion en toute quiétude, comme l’indiqua le maître de cérémonie: eau, sodas, biscuits secs, pomme, chocolats, cookies…. Et d’éviter ainsi les contacts physiques autour des traditionnels thermos à café et plateaux de biscuits. Une belle leçon de gestion «Covid-safe» dont auraient bien fait de s’inspirer les organisateurs des congrès de participation de certains partis politiques…

Taclé par les geeks

Mathieu Michel ©Photo News

On n’a jamais autant parlé «du fils de…» et «du frère de…» sur les réseaux. Mathieu Michel devenu, accrochez-vous bien, «secrétaire d’État à la digitalisation, chargé de la simplification administrative, de la protection de la vie privée et de la régie des Bâtiments», a subi une belle volée de critiques sur les réseaux sociaux. Notamment parce que notre nouveau spécialiste du digital n’a pas plus «tweeté» depuis plus de cinq ans. Sur LN24, il a avoué ne pas vraiment comprendre le concept de Twitter et son côté exhibitionniste. Conseil numéro 1: demander des conseils à son président Georges-Louis Bouchez.
Le plus remonté sur Twitter n’était autre que Xavier Damman, qui a réussi dans la Silicon Valley avec sa start-up Storify. Après avoir revendu sa société, le Nivellois a ensuite co-fondé le projet Open Collective. Bref, un «geek» par excellence.
Pour Damman, le MR reçoit ici la palme de la politique du 20e siècle, en réussissant à placer le frère de l’ancien Premier ministre en tant que responsable du digital alors qu’«il n’a jamais, que je sache, créé ou travaillé dans le digital et qu’il n’a pas de profil LinkedIn (ni GitHub)». Et Damman de poursuivre: «C’est hallucinant qu’en 2020, alors que la majorité de la population passe plus de 5 heures par jour sur des plateformes digitales, on n’a toujours pas de ministre sérieux du numérique (mais juste un « secrétaire d’État» où l’on place un membre de la famille).
Conseil numéro 2 à Mathieu Michel: prendre contact rapidement avec Xavier Damman.

Deux secrétaires d’État du Vendredi

Magali Van Coppenolle, nouvelle présidente du Groupe du Vendredi. © Caroline Bruyninckx.

Le Groupe du Vendredi voit deux de ses anciens membres entrer dans le gouvernement De Croo. Petite fierté pour ce groupe de réflexion de jeunes de 25 à 35 ans qui voit deux de ses alumni rejoindre l’équipe gouvernementale: Thomas Dermine (PS), nommé secrétaire d’État pour la relance et les investissements stratégiques et Sammy Mahdi (CD&V), secrétaire d’État à l’asile et la migration, chargé également de la Loterie nationale. Ce think tank, qui publie régulièrement des chroniques dans L’Écho, alimente le débat d’idées avec pour vocation d’améliorer l’état de notre société. Sa présidence vient de changer de mains. Audrey Hanard, qui reste membre du groupe, cède sa place de présidente à Magali Van Coppenolle. Cette dernière a étudié notamment à l’Université de Maastricht et à la London School of Economics. Elle travaille aujourd’hui pour la Banque d’Angleterre. C’est également à Londres que travaille Audrey Hanard, en tant qu’«associate partner» de la firme Dalberg. Attention, jeunes talents à suivre…

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