Les départs volontaires, un franc succès à la BNB

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Pas moins de 256 collaborateurs quitteront la Banque nationale avant l’âge normal de la retraite dans le cadre d’un régime de départs volontaires.

Près de 400 collaborateurs "âgés" de la Banque nationale de Belgique (BNB) ont l’opportunité de mettre fin à leur carrière à la Banque tout en conservant de 45 à 60% de leur rémunération brute. Le groupe cible de la BNB sont des membres du personnel exerçant une fonction d’exécutant et qui sont proches de l’âge légal de la pension (entre six mois et trois ans). Les cadres ne sont pas concernés.

Une grande majorité de collaborateurs, soit 256 équivalents temps plein (ETP), ont décidé d’accepter l’offre, a indiqué la Banque nationale. 85 personnes avaient déjà quitté la Banque en 2018. Aujourd’hui, les chiffres pour 2019 et 2020 sont connus: 81 et 73 ETP mettront respectivement fin à leur carrière en 2019 et 2020, et 17 autres au cours de la période 2021-2023.

Si toutes les entreprises employaient autant de personne de plus de 55 ou 60 ans que la BNB, le problème du faible taux d’emploi des travailleurs âgés serait résolu.

Succès inattendu

Les réponses positives sont plus nombreuses qu’attendu. Lors de l’annonce du plan il y a deux ans, la BNB s’attendait à ce qu’une minorité de personnes ciblées – soit une centaine de personnes – quittent la banque. Aujourd’hui, elle indique que le service du personnel s’est toujours attendu à 60-70% de réponses positives. "La Banque est en pleine évolution. De nombreux emplois d’ouvriers et fonctions purement administratives sont en train de disparaître. Bon nombre de travailleurs peu qualifiés sentaient que leurs compétences correspondaient de moins en moins aux nouveaux besoins de la Banque."

En 2018, la Banque nationale a fermé ses deux dernières implantations en dehors de Bruxelles, Liège et Courtrai. L’imprimerie fermera ses portes en 2020, par manque de rentabilité.

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1.650
collaborateurs
À l’issue du programme de départs volontaires, la Banque nationale comptera 1.650 collaborateurs environ, contre 1.828 ETP fin 2018.

Le régime de départs volontaires est controversé. Dans son rapport annuel, la Banque nationale souligne que les Belges doivent travailler plus longtemps pour garantir la pérennité du système de pension mais elle estime que son plan de départ n’est pas en contradiction avec ce plaidoyer. "Si toutes les entreprises employaient autant de personne de plus de 55 ou 60 ans que la BNB, le problème du faible taux d’emploi des travailleurs âgés serait résolu", peut-on entendre. "La solution alternative serait du chômage caché", avait indiqué l’ancien gouverneur Jan Smets lors de l’annonce du plan.

Après cette annonce, le gouvernement Michel a décidé d’infliger des amendes aux entreprises payant leur personnel pour rester chez eux. La Banque nationale a déjà dû payer 719.000 euros sous forme d’amendes, et ce montant devrait encore augmenter.

Outplacement

La Banque offre cependant des formations et des services d’outplacement aux membres du personnel qui quittent l’institution, pour les aider à trouver un nouvel emploi. "Nous n’avons pas de vue d’ensemble sur les activités des personnes ayant répondu positivement au plan", explique le porte-parole Geert Sciot. "Mais je connais, par exemple, un collègue qui compte s’impliquer dans une ONG, un autre qui va aider son conjoint indépendant, et un autre encore qui s’occupera de ses petits-enfants en dehors des heures d’école. Un de nos imprimeurs a trouvé un emploi dans une imprimerie privée, et certains n’ont pas encore de projets précis."

À la fin de l’an dernier, la Banque nationale employait 1.828 ETP. À l’issue du programme de départs volontaires, elle ne comptera plus que 1.650 collaborateurs environ.

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