Les entreprises considèrent 2021 comme une année de transition avant un mieux

L’amélioration observée en janvier au niveau du chiffre d'affaires des entreprises belges est notamment due à une hausse de la vente au détail dans le non alimentaire. ©EPA

La dernière enquête de l'Economic risk management group montre que les entreprises considèrent 2021 comme une année de transition, avec une nette amélioration attendue pour 2022.

La perte de chiffre d’affaires que subissent les entreprises du fait de la crise du coronavirus s'est réduite en janvier, pour s’établir à 12,4% par rapport à la normale. Une petite "bonne" nouvelle, puisqu'il s'agit d'une hausse de 1% par rapport à décembre et de 5% par rapport novembre, comme le montre la nouvelle enquête de l’Economic risk management group (ERMG) auprès de 5.348 entreprises et indépendants.

-4%
Les entreprises et indépendants interrogés par l'ERMG, tablent sur une perte de 4% de leur chiffre d'affaires en 2022 par rapport à la normale, c'est mieux qu'en décembre.

Cette modeste amélioration tient principalement à la poursuite du redressement dans les secteurs de la vente au détail non alimentaire, de la vente en gros et des activités immobilières, soit les secteurs d’activité les plus durement touchés lors du second confinement.

L'impact de la crise sanitaire reste toutefois plus marqué dans la région de Bruxelles-Capitale (-18% de chiffre d'affaires). Notons également que le secteur de la vente a pu profiter de la période des soldes, un effet strictement temporaire. La situation reste donc à surveiller dans les semaines à venir.

2022 attendue de pied ferme

Pour l'ensemble de l'année 2021, l'amélioration attendue par rapport au chiffre d’affaires actuel reste limitée, avec des pertes prévues autour de 9%. Les entreprises restent, en effet, prudentes quant aux bénéfices rapides des vaccins, s'attendant à une longue campagne de vaccination.

Depuis mars, un tiers des entreprises ont ainsi bénéficié d’une injection de moyens financiers supplémentaires par les chefs d’entreprise, par des membres de leur famille ou par des amis.

Les perspectives pour l'année prochaine se sont toutefois nettement améliorées, avec une perte de chiffre d’affaires estimée à 4%, soit 2 points de pourcentage de moins que lors de la précédente anticipation en décembre. Cet optimisme se reflète également au niveau des plans d'investissement pour 2022.

Les faillites menacent

Le nombre d’entreprises signalant des problèmes de liquidités a encore légèrement reculé, mais cela s’explique aussi par le fait qu’elles ont pris, elles-mêmes, certaines mesures qui s’imposaient. Depuis mars, un tiers des entreprises ont ainsi bénéficié d’une injection de moyens financiers supplémentaires par les chefs d’entreprise, des membres de leur famille ou des amis.

Les pertes d'emplois totales attendues ont sensiblement diminué, surtout dans le secteur privé (-0,1% en janvier).

Malgré ce soutien, près d’un tiers des entreprises restent encore largement confrontées à des problèmes de liquidités, tandis que 20% d’entre elles disent pouvoir respecter leurs obligations financières pendant trois mois maximum, et ce, sans devoir compter sur une injection de capitaux supplémentaires. La perception quant au risque de faillite reste, elle, stable, 9% des entreprises estimant le risque de faillite élevé.

Les pertes d'emplois totales attendues ont sensiblement diminué, surtout dans le secteur privé (-0,1% en janvier), mais les résultats sectoriels indiquent que la politique en matière d’emploi devra faciliter autant que possible la transition entre les secteurs.

Enfin, l'ERMG attribue la "perte de productivité" engendrée par le télétravail, et signalée par la moitié des chefs d'entreprise, au fait que les travailleurs échangent moins d'idées, réduisent le networking et ne bénéficient pas d’un "environnement de travail adapté".

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