Les étudiants auront deux ans pour réussir leur BAC1

Les étudiants auront désormais deux ans pour réussir le Bac1 et cinq ans pour réussir l'ensemble du Bac. ©BELGA

Dans les universités et hautes écoles, les étudiants disposeront à l'avenir d'un maximum de deux ans pour réussir les 60 crédits de leur première année.

En approuvant en première lecture son projet de réforme du décret paysage, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) s'est attaqué à l'un des grands chantiers de la législature. Cette étape franchie, des discussions vont pouvoir être entamées avec les acteurs du secteur. L'objectif reste que les changements s'appliquent dès la rentrée 2022.

Certains jeunes traînent trop longtemps des "examens ratés" d'une année à l'autre et se retrouvent donc tardivement en situation d'échec.

Afin de bien comprendre l'enjeu, un retour en arrière s'impose. Adopté en 2013, le décret paysage organise l'ensemble des études supérieures. En première année (BAC1), tous les étudiants d’une même filière suivent un programme commun de 60 crédits. Jusqu'à présent, ils doivent acquérir au minimum 45 crédits en première pour pouvoir poursuivre leur parcours l’année suivante. Les crédits résiduels sont alors reportés.

"Effets indésirables"

5 ans
L'ensemble du Bac, soit les trois premières années, devra être accompli en 5 ans au maximum.

Problème: certains jeunes traînent longtemps des "examens ratés" d'une année à l'autre et se retrouvent tardivement en situation d'échec, ce qui peut avoir de lourdes conséquences sur leur finançabilité.

Soucieuse de remédier à certains "effets indésirables" du décret, la ministre Valérie Glatigny (MR) a décidé de le revoir afin de mieux structurer le parcours des étudiants. Désormais, ceux-ci disposeront d'un maximum de deux ans pour réussir leur première année. L'ensemble du BAC, soit les trois premières années, devra être accompli en 5 ans. 

"Les aides à la réussite ont un rôle crucial à jouer, mais il faut qu'elles soient dirigées en priorité vers ceux qui rencontrent des difficultés."
Valérie Glatigny (MR)
Ministre de l'Enseignement supérieur

En parallèle, le gouvernement prévoit d'accentuer les aides à la réussite. Dorénavant, tous les établissements supérieurs devront établir annuellement un plan stratégique listant les activités de remédiation qu’ils mettent en place ainsi que les moyens financiers qui y seront alloués.

Finançabilité, kezako?

En Belgique francophone, le coût des études d'un étudiant est assumé pour une petite partie par les droits d'inscription et pour la plus grande partie par un subside versé à l'établissement par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce subside n'est versé que pour les étudiants qui sont considérés comme "finançables".

Aujourd'hui, le statut d'étudiant finançable dépend d'un calcul complexe des crédits obtenus par un jeune, et donc de sa réussite dans un certain nombre de matières. Après des échecs répétitifs ou de nombreuses réorientations, un établissement supérieur peut refuser d'inscrire un étudiant devenu "non-finançable".

Vu la crise Covid, les critères de finançabilité avaient été neutralisés l'année dernière. Pour celle en cours, aucune décision n'a encore été actée.

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