mon argent

Les fonds de pension ont bien résisté à la tempête en 2020

Les coussins ont été rétablis et aucun redressement n'est nécessaire, assure Philip Neyt, président et porte-parole de PensioPlus. ©Jonas Lampens

Si les fonds de pension ont bien résisté à la crise et terminé 2020 en affichant un rendement de 4,51%, la prudence reste de mise en période "low for longer".

Les fonds de pension belges ont affiché un rendement moyen de 4,51% en 2020 alors que les marchés s'étaient vite redressés après leur plongée dans le rouge en mars. Conjugué à la baisse des taux et à une politique axée sur des investissements à long terme dans l’économie réelle, cela a permis un retour en territoire largement positif.

85%
des actifs
En Belgique, les 50 plus gros fonds de pension représentent 85% des actifs du secteur.

"Les coussins ont été rétablis et aucun plan de redressement n’est nécessaire", a assuré Philip Neyt, président et porte-parole de PensioPlus, lors de la présentation des chiffres relatifs à l’activité des fonds de pension actifs en Belgique.

Le marché belge reste très fragmenté, avec 192 fonds de pension, les 50 plus gros représentant 85% des actifs du secteur. Les fonds de pension sectoriels comptaient plus de 1,5 million d’affiliés fin 2019, tandis que les fonds paneuropéens confirment leur croissance (75.000 affiliés, soit un quart du marché belge en termes de capital).

La prudence est de mise

Sur une période de 36 ans, le rendement réel annuel après inflation est de 4,66%. Mais la prudence est de mise. "La baisse des taux implique un certain prélèvement des rendements et confronte les fonds de pension à des obligations de pension plus importantes alors qu'ils sont contraints d’investir dans des actifs à taux bas", observe Philip Neyt, pointant le risque de cercle vicieux. "Un ralentissement supplémentaire des investissements dans l’économie réelle retarderait encore la croissance."

Outre les actions, les obligations et l’immobilier, les fonds de pension se tournent désormais vers des classes d’actifs alternatifs, comme les infrastructures.

Il faut également compter avec les exigences accrues en matière de réserves additionnelles et l’impact à long terme de la crise du Covid-19. Dans ce climat "low for longer", les fonds de pension cherchent des actifs susceptibles de générer des rendements suffisants avec un risque gérable.

Actifs alternatifs

Outre les actions (37%), les obligations (26%) et l’immobilier (4,3%), ils se tournent désormais vers des classes d’actifs alternatifs (3,8%) comme les infrastructures "où les flux de revenus sont raisonnablement analogues aux engagements de retraite et de préférence où le revenu est quelque peu lié à l’inflation."

Les fonds de pension investissent donc principalement sur des marchés réglementés, mais également - dans des limites prudentielles – dans des actifs moins liquides.

En tant qu’investisseurs de long terme, ils sont des acteurs-clés du financement de la reprise et de la transition climatique, pour autant que le cadre prudentiel et le système de gestion de risques l’autorisent. À ce jour, 55% des fonds de pension ont développé une politique ESG (environmental, social and governance) avec leur gestionnaire d’actifs.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés