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Les hôpitaux recevront 18 scanners IRM supplémentaires

Le nombre de scanners IRM répartis sur le territoire passera de 121 à 139 unités. ©EPA

Ces acquisitions représentent une extension de 15% des capacités actuelles. Reste à trouver une répartition équilibrée entre les Régions.

Pour obtenir un rendez-vous pour une IRM (imagerie par résonance magnétique), il faut souvent s’armer de patience. Les choses devraient cependant bientôt s’améliorer avec l’acquisition programmée de 18 nouveaux appareils IRM.

"Trop souvent, des scans CT sont prescrits alors que le cas nécessiterait plutôt une IRM."
Maggie de Block
Ministre fédérale de la santé

La ministre fédérale de la Santé et ses homologues régionaux, réunis au sein de la Conférence interministérielle (CIM) de la Santé publique, ont conclu un accord en ce sens. Le nombre total d’appareils IRM passera de 121 à 139 unités pour l’ensemble du territoire, ce qui revient à une extension de 15% des capacités actuelles.

Trop souvent, des scanners ou scans CT sont prescrits alors que le patient a en fait besoin d’une IRM. C’est du gaspillage d’argent public. Sans oublier que les rayons X dans les scanners comportent un risque pour la santé du patient.

L’investissement réalisé est considérable. Un appareil IRM coûte entre 900.000 et un million d’euros, hors options, TVA et éventuels coûts d’adaptation des bâtiments.

L’examen en lui-même est assez coûteux. Selon le type d’examen (partie du corps, produit de contraste ou non, etc.), le coût pour la sécurité sociale varie de 94 à 262 euros. De manière globale, les chiffres 2017 font état de 1.054.538 examens, pour un total de 95 millions d’euros. Un scan CT coûte à peu près la même chose à l’Inami, mais il est davantage prescrit. Pour 2017, on était à 2.338.109 examens, pour un total de 272 millions d’euros. Il s’agit ici uniquement des montants pour l’acte. Des honoraires forfaitaires d’imagerie médicale (notamment pour l’analyse des images) viennent encore s’y ajouter.

Garde-fous budgétaires

Augmenter les capacités en IRM, c’est bien. Mais encore faut-il que ce soit abordable financièrement. C’est pourquoi les ministres se sont également mis d’accord sur une série de garde-fous.

Premièrement, les nouveaux scans IRM remplaceront les scans CT pour certaines indications. "Trop souvent, des scans CT sont prescrits alors qu’ils sont peu utiles d’un point de vue médical et que le cas nécessiterait plutôt une IRM, par exemple pour des douleurs lombaires ou une suspicion de maladie cérébrale. Cela doit changer", estime Maggie De Block.

Deuxièmement, les médecins seront aidés dans leur choix du bon type d’imagerie médicale sur la base de données médicales pertinentes du patient.

Troisièmement, le partage des images médicales entre hôpitaux sera encouragé, grâce à un serveur virtuel national.

Quatrièmement enfin, il y aura un contrôle par rapport à des différences de pratique flagrantes entre hôpitaux. Les hôpitaux dont le nombre d’examens par 1.000 habitants dépasse le nombre justifié sur le plan médical devront suivre un trajet d’amélioration et risquent d’être pénalisés. Les médecins prescripteurs seront soumis au même type de contrôles.

La CIM va à présent devoir se mettre d’accord sur la répartition entre les trois régions de ces 18 appareils. Les entités fédérées feront ensuite une répartition entre leurs hôpitaux. Les nouveaux appareils devraient être opérationnels d’ici deux à trois ans.

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