Les licenciements collectifs repartent à la baisse

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Après un début d’année franchement sinistre, les meilleurs chiffres enregistrés en termes d’emplois d’avril à fin juin ont permis au bilan belge des procédures Renault d’être très honorable au premier semestre: on a limité les suppressions d’emplois annoncées à 2.681 sur les six mois, contre 4.108 un an plus tôt.

Bonne nouvelle sur le front des licenciements collectifs en Belgique: les plans dévoilés par les entreprises entre avril et juin ont été beaucoup moins lourds en termes d’emplois qu’au premier trimestre. Sur la période, les annonces faites par les 43 sociétés ayant l’intention de lancer une procédure Renault ont visé 654 suppressions d’emplois au total, contre 2.027 au premier trimestre, selon les statistiques publiées lundi par le SPF Emploi.

Du coup, le bilan semestriel s’est singulièrement allégé: les 2.681 postes menacés se comparent avantageusement avec la même période de l’année passée, où les annonces touchaient 4.108 emplois. Sur les cinq dernières années, c’est le deuxième meilleur premier semestre derrière 2017 (2.203 postes visés).

Grand écart entre les deux trimestres

Au deuxième trimestre, les annonces les plus importantes ont été faites par Unilever Lipton Tea (126 emplois) dans l’agroalimentaire, par l’entreprise de meubles d’assise De Zetel (51) et par le transporteur de colis Kiala Belgium (33).

Au premier trimestre, on avait craint le pire. Le secteur de la transformation du métal avait contribué pour un tiers au nombre d’emplois menacés, suite aux plans révélés par le fabricant de câble Nexans (83 licenciements envisagés), le fabricant de câbles d’acier Bekaert (281) et le producteur de systèmes de déshumidification Munters (211). La sidérurgie, avec NLMK Clabecq, avait également soufflé le froid (290 emplois visés), de même que le secteur pharmaceutique avec Baxter (90). L’opérateur télécoms Proximus avait lui aussi projeté un gros plan de licenciements collectifs, avec 1.900 postes dans la balance, mais en tant qu’entreprise publique autonome, il n’entrait pas en ligne de compte dans ces statistiques.

Au deuxième trimestre, la tendance s’est heureusement dissipée. Les annonces les plus importantes ont été faites par Unilever Lipton Tea (126 emplois) dans l’agroalimentaire, par l’entreprise de meubles d’assise De Zetel (51) et par le transporteur de colis Kiala Belgium (33).

Ikea a licencié plus que prévu

Le SPF Emploi recense par ailleurs les procédures de licenciement collectif clôturées. Au premier semestre, 29 entreprises ont bouclé leurs plans. Au final, elles ont licencié 1.954 travailleurs au total, alors qu’elles avaient initialement annoncé leur intention d’en remercier 1.940.

Il est plutôt rare que le chiffre des suppressions de postes notifiées soit supérieur à celui des plans initiaux; habituellement, les négociations en procédure Renault permettent de réduire la facture globale. Il semble que le responsable de cette anomalie statistique soit le groupe de ventes de meubles Ikea: la filiale belge du géant suédois avait annoncé 120 suppressions d’emplois, puis a terminé la procédure avec le double, soit 245 départs.

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