Les parlementaires de la FWB rachètent leur toit à Ethias

"Avec cette acquisition, nous sommes pleinement propriétaires de nos murs", a déclaré Philippe Courard, président sortant du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. ©BELGA

Le président sortant du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a signé l’acte notarié de rachat de ses murs le 22 août dernier. Avec l’aval des membres de l’hémicycle.

C’est fait. Le 22 août dernier, Philippe Courard a enfin signé, au nom de l’assemblée qu’il préside, l’acte notarié de rachat des murs de l’Hôtel de Ligne, sis au 72 de la rue Royale.

Le montant négocié avec le propriétaire Ethias? 32 millions d’euros hors frais. Et sans doute est-ce une des dernières grosses factures signées sous cette législature, avant la désignation du nouveau président de l’hémicycle de la Communauté française.

"Nous allons rendre les toits accessibles au public et les végétaliser."
Philippe Courard
Président du Parlement FWB

"Avec cette acquisition, nous sommes pleinement propriétaires de nos murs. Nous l’étions déjà en ce qui concerne le siège du Parlement, l’Hôtel du greffe, situé au n°6 de la rue de la Loi, où se trouvent les bureaux de la présidence et l’administration. Cet immeuble, logé à un jet de pierre de l’hémicycle de la rue Royale, nous avait été cédé pour un franc symbolique par l’Etat fédéral sous l’impulsion du ministre de tutelle d’alors, André Flahaut", rappelle au passage le président sortant.

"Cela faisait déjà quelque temps que nous faisions pression sur le propriétaire, Ethias, pour qu’il nous cède les murs que nous louons environ 2,5 millions d’euros par an. Nous avons même un moment mentionné l’idée de déménager dans un autre bâtiment public. Finalement, on est parvenu à un accord, avec l’aval unanime de l’assemblée", poursuit-il. Avant de préciser que cette acquisition permettra d’exécuter plus rapidement une série d’aménagements nécessaires. Notamment de végétaliser la toiture, de la rendre accessible au public et d’isoler les quelque 10.000 m² du bâtiment, trop énergivore, en rénovant le système de chauffage actuel, qui approche les 20 hivers.

Patrimoine historique

Construit vers 1780, l’ancien Hôtel du comte de Lannoy, puis du Prince de Ligne, est situé à l’angle formé par les rues Royale et des Colonies, face au parc Royal.

L’immeuble a servi de banque pendant près d’un siècle avant d’accueillir les parlementaires francophones. Après transformations lourdes par l’équipe d’architectes du bureau A2RC, il a été inauguré sous sa forme actuelle il y a juste 18 ans, à l’occasion de la fête de la Communauté française, avant d’être aménagé depuis par le propriétaire, Ethias, selon les besoins de son occupant particulier. Aujourd’hui, le rez-de-chaussée sécurisé abrite des installations d’accueil, des bureaux et des salles de commission.

Outre les deux atriums (rez et bibliothèque), c’est l’hémicycle qui constitue comme il se doit le cœur du Parlement, complété notamment par le foyer des parlementaires et quatre salles de commission.

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