Les patients belges ne sont pas les mieux informés

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Les Belges ont une connaissance approximative des symptômes des différents cancers, ils ne conçoivent pas de se faire examiner par webcam et ils évitent d'aller chez le psy.

Les patients belges ne sont pas les plus informés et donc pas non plus les plus proactifs lorsqu’il s’agit de leur santé. C’est ce que montre une enquête comparative réalisée par la société pharmaceutique STADA dans neuf pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pologne, Royaume-Uni, Russie et Serbie). STADA est la société mère d’EG, le principal producteur de médicaments génériques en Belgique. Plusieurs constats illustrent ce déficit d’information observé auprès des patients belges.

- Prévention du cancer. Les Belges ont une connaissance assez approximative des différents cancers et de leurs symptômes. Ainsi, seul un Belge sur quatre (27%) sait qu’une tumeur peut tout aussi bien être maligne que bénigne et comment une tumeur se développe exactement. La Belgique est même le plus mauvais élève européen en la matière. La moyenne européenne est de un sur trois, la Grande-Bretagne sortant du lot avec ses 41% de citoyens qui peuvent décrire précisément ce qu’est une tumeur. On ne s’étonnera pas dès lors que seuls 40% des répondants belges se disent prêts à participer à un dépistage préventif du cancer de la poitrine, de la peau, du côlon et de la prostate.

Seul un Belge sur quatre sait qu’une tumeur peut tout aussi bien être maligne que bénigne.

- On évite le psy. Pour 48% des Belges, la visite chez un psychologue ou un psychiatre reste tabou contre seulement 38% pour la moyenne européenne.

- Méfiance par rapport à la webcam. Près de deux Belges sur trois (63%) préfèrent le contact personnel avec leur médecin habituel plutôt qu’un avis médical par webcam. Seuls 37% se disent prêts à recevoir un traitement médical par webcam. Dans des pays comme la France, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, plus de la moitié (55 %) des patients reçoivent sans problème un avis de leur médecin de famille par ordinateur interposé. "Les Belges apprécient au plus haut point la relation personnelle qu’ils entretiennent avec leur médecin qui demeure une personne de confiance clé", constate Jef Hus, directeur général d’EG Belgique.

- Le Belge très exposé au burn-out. Un autre chiffre interpellant a trait au burn-out: 52% des Belges interrogés ont déjà souffert d’un burn-out, ont presque eu un burn-out ou en connaissent les symptômes par expérience. La Belgique n’est pas une exception puisqu’elle est précédée par quelques pays d’Europe de l’Est: la Pologne (62%), la Serbie (66%) et la Russie (72%). Mais, de manière générale, les chiffres à l’échelle européenne sont alarmants: en moyenne, 55% des Européens interrogés ont déjà dû faire face à un burn-out.

- Le paradoxe des génériques. Les Belges semblent, par contre, bien connaitre les médicaments génériques. Ils savent mieux que la plupart des autres Européens ce qu’est un médicament générique (76% contre 63% des Européens). Pourtant, cela ne se reflète pas dans l’usage réel de ces médicaments: l’année dernière, seulement 39% des médicaments vendus en pharmacie en Belgique étaient des variantes génériques contre 55% en Europe. Jef Hus y voit "un manque de confiance" des patients belges par rapport aux génériques.

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