Les pistes pour booster l'e-commerce en Belgique

©BELGAIMAGE

Syndicats et employeurs envisagent d'autoriser le travail de nuit pour le commerce en ligne. De nombreux emplois pourraient ainsi être créés. Une plateforme spécialisée a également vu le jour pour remédier aux freins de l'e-commerce en Belgique.

L'e-commerce est à la traîne en Belgique. Fin mars, le CEO de Comeos, Dominique Michel déclarait que "l'e-commerce n'est pas une mauvaise chose en soi. Mais une grande partie de ses activités (42%) sont opérées depuis l'étranger, sans valeur ajoutée pour la Belgique". Il est temps de faire bouger les choses.

1. Côté travailleurs

Syndicats et employeurs sont prêts à discuter de la possibilité de l'existence du travail de nuit dans le commerce en ligne. Pour le moment, une trop grande partie de l'e-commerce belge se délocalise vers nos pays voisins où les réglementations sur le travail de nuit sont plus flexibles. Le gouvernement a décidé, lors du contrôle budgétaire, de rendre possible le travail de nuit dans le commerce en ligne.

"Syndicats et employeurs sont prêts à en parler. On pourrait ainsi créer de nombreux emplois."
Kris Peeters
Ministre de l'Emploi et de l'Economie

Une table ronde a été organisée ce mardi sur le sujet, réunissant une quarantaine de participants, tant syndicaux que patronaux des secteurs logistique et de la distribution. "Syndicats et employeurs sont prêts à en parler. On pourrait ainsi créer de nombreux emplois", a précisé le ministre de l'Emploi et de l'Economie Kris Peeters (CD&V). Il souhaite des emplois de qualité.

Le thème du travail de nuit va être repris en concertation sectorielle des secteurs logistique et de la distribution. Le SETCa a plaidé "en faveur d'un cadre opérationnel avec des emplois de qualité, étant entendu que la concertation sociale doit pouvoir jouer son rôle dans les commissions paritaires concernées". À cet égard, le syndicat socialiste estime que "l'attention ne peut être portée uniquement sur le travail de nuit et le week-end".

2. Côté gouvernement

©Photo News

Une plateforme e-commerce a officiellement été lancée ce mardi, après avoir été annoncée dans le plan d'action "Digital Belgium" en avril. Cette sorte de forum sur le commerce en ligne est constitué de cinq groupes de réflexion, rassemblant des représentants des cabinets ministériels et des SPF Emploi et Economie ainsi que d'entreprises privées et de fédérations professionnelles.

Le but? Se pencher sur différents aspects de l'évolution du commerce en ligne en Belgique. L'objectif d'ici 2020, est "de positionner la Belgique dans le top 3 des marchés numériques, de créer 50.000 emplois et d'avoir un millier de sociétés actives dans le commerce en ligne", ambitionne le ministre de l'Agenda numérique, Alexander De Croo.

Concrètement, après leur inscription à la plateforme, les membres seront répartis en cinq groupes de travail qui se pencheront sur plusieurs aspects de l'e-commerce:

• Les entraves réglementaires,

• Les aspects "fiscalité et services de paiement",

• Les points relatifs à la flexibilité, notamment en termes de coûts salariaux,

• Le soutien à l'innovation et la stimulation des PME,

• La dimension internationale de l'e-commerce. 

Et maintenant?

On attend juin. Parce qu'en juin, une nouvelle table ronde sera convoquée avec les syndicats et les employeurs pour faire le point. Le but est de bien progresser dans les discussions d'ici juillet. Selon Kris Peeters, il sera important de définir précisément ce qu'est le commerce en ligne et de se concentrer sur les secteurs qui en ont besoin

Les premières réunions intra-groupe se tiendront également à partir du mois de juin. Elles devraient aboutir, fin novembre, à la première réunion plénière de la plateforme. 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés