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Les ruptures de CDI relancent la mobilité professionnelle

Durant les six premiers mois de 2021, le tiers des ruptures de CDI l'ont été à l'initiative de l'employé. ©Shutterstock

Au 1er semestre, un tiers des ruptures de CDI sont intervenues à l'initiative de l'employé. Les licenciements par l'employeur ne représentent que 19%.

Les ruptures de contrats de travail à durée indéterminée ont augmenté de 22% au 1er semestre, par rapport à la période correspondante de 2020. Cette évolution est en réalité positive puisqu'elle est le signe de la reprise de la mobilité professionnelle. Durant la crise, face aux perspectives incertaines, les employés avaient peur de quitter leur emploi, tandis que les entreprises avaient gelé les embauches.

+22%
de ruptures de CDI
Au 1er semestre de 2021, les ruptures de CDI ont augmenté de 22% par rapport à la période correspondante de 2020.

Seuls 19% des ruptures de CDI intervenues au 1er semestre sont le résultat d’un licenciement par l’employeur, 31% des ruptures se sont faites à l’initiative du travailleur, et 34% ont été décidées de commun accord, selon une analyse effectuée par le prestataire de services RH Acerta.

Dans le même temps, le nombre de nouveaux contrats de travail a augmenté de 11,8%. Les travailleurs qui nourrissaient l’idée de changer d’emploi pendant la crise du coronavirus prennent donc l’initiative.

Défi pour les entreprises

Cette nouvelle réalité est également annonciatrice d’un défi pour les entreprises qui devront rivaliser d’atouts pour conserver leurs meilleurs éléments et en attirer de nouveaux. "Au cours de l’année écoulée, les travailleurs de nombreux secteurs ont commencé à réfléchir davantage à leur emploi et à leur employeur en termes de sécurité d’emploi, d’engagement, de perspectives, etc. Les entreprises devront à nouveau se distinguer sur un marché du travail en pénurie, en répondant à ce que leurs collaborateurs jugent important. Par exemple un plan de formation et de développement, une communication claire et ouverte, une politique de rémunération flexible avec des options individuelles, le travail à domicile...", souligne Amandine Boseret, juriste chez Acerta.

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