Les syndicats dans la rue pour défendre la sécurité sociale

A Bruxelles, un rassemblement aura lieu place Victor Horta entre 9h30 et 11 heures. ©Belgaimage

Les trois grands syndicats du pays unis en front commun organisent une journée d'action lundi, afin de lutter contre la précarité.

Lundi, le premier grand rendez-vous syndical post-confinement se tiendra à l'appel commun de la FGTB, du CSC et de la CGSLB. Les syndicats accusent les employeurs de refuser d'entamer les négociations dans le cadre de la répartition de l'enveloppe "bien-être" pour laquelle les interlocuteurs sociaux rendent en principe un avis tous les deux ans. Une enveloppe "immensément importante" pour Thierry Bodson, président de la FGTB, puisqu'elle permet selon lui aux allocations sociales de ne pas trop dévisser par rapport aux autres revenus.

Dans une lettre adressée au futur gouvernement, les syndicats expliquent avoir voulu s'en tenir au délai légal, fixé au 15 septembre, refusant d'attendre les négociations relatives à l'accord interprofessionnel prévues début 2021. "Les délégations patronales veulent coupler le dossier de la liaison au bien-être à l’accord interprofessionnel, comme ils l’avaient fait il y a deux ans. Ce sont deux dossiers qui n’ont strictement rien à voir et on ne veut pas que ça serve de monnaie d’échange pour lâcher du lest dans un autre point de l’accord", explique Didier Seghin, attaché de presse à la CGSLB.

"En cette période de Covid-19, où les gens se retrouvent à être malades ou au chômage, on trouve que c’est aberrant de jouer la montre pour une période de 6 mois minimum alors qu’on sait que des personnes en ont besoin", s'insurge pour sa part Thierry Bodson.

Défendre la sécurité sociale

Mais l'objectif affiché des mobilisations est également de défendre la sécurité sociale. Plusieurs revendications communes ont été émises par les organisations syndicales: la pension à 1.500€ net, le réhaussement des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté, un refinancement de la sécurité sociale et des soins de santé mais aussi le maintien du caractère fédéral de cette sécurité sociale.

Des manifestations sont attendues dans l'ensemble des grandes villes du pays, avec l'objectif de 400 personnes maximum par endroits. "Ce sont des petites mobilisations, pour éviter les gros déplacements. Elles n’ont pas pour but d’amener 200.000 personnes à un même endroit. C’est pas la démonstration de force habituelle, c’est surtout rappeler qu’on est là et qu’il ne faut pas nous oublier", affirme Didier Seghin.

Les services de transport de la Stib et des Tec prévoient des perturbations sur leurs réseaux.

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