Les syndicats lancent une première salve d'actions

L'usine d'Audi à Bruxelles devrait se retrouver à l'arrêt ce vendredi. ©Photo News

Des actions symboliques dans les entreprises, mais aussi quelques arrêts de production, sont attendus ce vendredi.

Les interlocuteurs sociaux, qui ne s'étaient plus rassemblés en Groupe des Dix depuis la mi-janvier, ont repris langue ce mercredi. Appelé de ses vœux par le ministre Dermagne, ce retour à la table des négociations n'a pas permis d'avancées. "Mais il n'a pas non plus conduit à une rupture, c'est donc plutôt positif", note un membre du banc patronal.

Syndicats et employeurs sont d'ailleurs convenus de se revoir la semaine prochaine pour "continuer à chercher des pistes de solution" sur la question des salaires, mais aussi la répartition de l'enveloppe bien-être.

D'ici là, les représentants des travailleurs ont prévu de faire monter un peu la pression. Des actions syndicales sont en effet prévues ce vendredi dans une trentaine d'entreprises, au minimum. Couvertes par des préavis, elles devraient principalement prendre la forme d'assemblées du personnel ou de rassemblements symboliques, limités à 100 personnes, explique-t-on à la FGTB.

Dans certains secteurs ouvriers, où la grogne couve, des arrêts de production complets sont aussi attendus. C'est notamment le cas du côté de l'usine Audi Brussels ou encore du fabricant d'extincteurs Sicli, où tous les travailleurs sont invités à débrayer par un front commun CSC-FGTB. "On s'attend à ce que le mouvement soit bien suivi", commente le permanent du syndicat socialiste, Gregory Dascotte.

À Namur, des membres de la FGTB se rassembleront également devant les bureaux de l'UCM en matinée, tandis qu'en Hainaut, c'est devant l'Atelier 3.000 et General Electric que des actions symboliques sont planifiées en front commun.

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