Les vacances de Carnaval ne seront pas prolongées

Les élèves à partir de la 3e secondaire resteront partiellement en enseignement à distance jusqu'au 15 janvier au moins. ©Photo News

A ce stade, les vacances de Carnaval ne seront pas prolongées. Les écoles resteront en enseignement hybride à partir de la 3e secondaire jusqu'au 15 janvier minimum. Une réévaluation de la situation sera faite après les vacances de Noël.

Stabilité. C'est le mot principal à retenir de la réunion qui s'est tenue ce mercredi entre la ministre de l'Enseignement, Caroline Désir, et les acteurs de terrain (pouvoirs organisateurs, syndicats enseignants, fédérations de parents).

Les règles sanitaires en vigueur dans les écoles seront donc prolongées après le 1er janvier (code rouge), et cela au minimum jusqu'au 15 janvier. Ce qui signifie que les élèves jusqu'à la 2e secondaire continueront à aller à l'école à temps plein (avec des règles sanitaires très strictes), tandis que les élèves à partir de la 3e année resteront en enseignement hybride (moitié à la maison, moitié à l'école).

Cette stabilité était réclamée par les acteurs de terrain, désireux d'avoir des perspectives claires, et non un bouleversement des règles au moindre frémissement, à la hausse ou à la baisse, des courbes de l'épidémie.

Une évaluation de la situation sur le terrain a été faite, et force est de constater que les écoles ne semblent pas être les moteurs de l'épidémie, dit-on au cabinet Désir. La reprise des cours qui a eu lieu il y a deux semaines, pour 2/3 des élèves en 100% présentiel, et la moitié du temps pour le tiers restant, n'a pas provoqué de nouvelle flambée de contaminations. L'absentéisme du côté des enseignants est retombé à un niveau normal, soit entre 2 et 4%, dit encore le cabinet de la ministre.

574
cas de contamination
Le nombre de cas dans les écoles a diminué après les vacances de Toussaint pour tomber à 574 au sein de la population des élèves.

Les cas de contaminations et les mises en quarantaine ont très nettement diminué dans les écoles, se situant désormais à un niveau proche de celui constaté à la mi-septembre. On est passé de 7.811 cas juste avant les vacances à 574 durant la semaine qui a suivi le congé de Toussaint, d'après les données ONE.

Pas d'allongement des vacances de Carnaval

La réunion a aussi permis d'aborder l'épineuse question des vacances de Carnaval. Une éventuelle prolongation avait, un temps, été envisagée afin de limiter la propagation du virus. Mais rien n'indique, à ce stade, que la situation sanitaire imposera un allongement des congés, comme cela a été décidé début novembre.

"Dès lors, il n’est à l’heure actuelle pas opportun, ni d’un point de vue épidémiologique ni sur le plan de la continuité des apprentissages, de modifier la durée de ce congé. Ce constat est partagé par les experts sanitaires" dit le cabinet Désir. 

Si les conditions épidémiologiques devaient s’aggraver après les vacances de fin d’année, la décision pourrait être réévaluée sur la base des retours de terrain, des avis des experts sanitaires et des mesures prises dans le reste de la société.

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