Manifestation: écoles, transports en commun, quels services seront bloqués demain?

©BELGA

Les syndicats ont mobilisé en masse en prévision de la manifestation contre la réforme des pensions de mercredi. On attend entre 40.000 et 60.000 manifestants, dont beaucoup de profs.

"Il ne faut pas donner sa chance à ce système injuste. Les pensions ne sont pas une loterie. Tout le monde a droit à une pension décente." Voilà les messages que crieront dans les rues de Bruxelles les militants syndicaux ce mercredi. A l’appel de la FGTB, la CSC et la CGSLB, entre 40.000 et 60.000 personnes sont attendues tout le long du parcours qui débutera gare du Nord pour aboutir sur l’esplanade de la gare du Midi.

Les syndicats ont en effet relancé une grosse action de manifestation contre la réforme des pensions. Les femmes sont invitées à arborer un ruban rose dans leurs cheveux, sur leur chapeau, "pour symboliser le fait que la moitié des manifestants sont des femmes qui subissent un écart de pension de 26%", explique la FGTB. À la régionale bruxelloise de la CSC, on invite les militants à se vêtir de noir, comme symbole d’une marche funèbre. Les syndicats organiseront aussi des animations surprise à deux points précis du parcours.

CSC, FGTB et CGSLB se sont cassé la tête ces dernières semaines pour tenter de donner un visage différent à cette énième manifestation contre le gouvernement Michel. Les syndicats ont tenté d’innover, mais en sont finalement revenus au classique défilé de manifestants. Par contre, on n’entendra pas les discours des ténors syndicaux en fin de parcours. Ils seront remplacés par une capsule de remerciement aux manifestants pour ne pas prolonger la concentration devant le podium.

A quoi faut-il s'attendre?

→ Plus de symboles, moins de discours, mais une mobilisation que les syndicats espèrent toujours aussi forte. Elle devrait toucher tous les secteurs, aussi bien dans le public que dans le privé. Mais la CSC, la FGTB et la CGSLB n’ont pas lancé de mot d’ordre de grève. Ils annoncent seulement qu’ils couvriront tous les affiliés qui se rendront à la manifestation.

Il n’y aura pas de piquet de grève pour bloquer les personnes qui voudront se rendre au travail.

→ Il y aura des perturbations dans les transports publics, mais pas à grande échelle.

  • Les TEC avertissent leurs usagers que le trafic des bus devrait être touché, mais surtout dans le Hainaut, où entre 20 et 60% des lignes seront assurées. Dans les autres régions, on parle de 80 à 99%.
  • Du côté de la Stib, on conseille aussi aux usagers de prendre leurs précautions, la société de transport bruxelloise s’attendant à un fort débrayage dans ses rangs. 
  • À la SNCB, les trains devraient rouler normalement.

→ La distribution du courrier devrait être perturbée par endroits. Bpost s'attend à des situations très différentes selon les régions. La distribution des journaux devrait quant à elle globalement bien se dérouler.

→ Il faudra par contre s’attendre à de nombreuses absences de professeurs dans les écoles. Là aussi, aucun appel à la grève n’est lancé, mais les syndicats annoncent une mobilisation importante. "Les discussions sur la pénibilité, la fin de la bonification pour diplôme, le nouveau calcul de la pension à points sur toute la carrière, crispent les enseignants", explique Eugène Ernst, secrétaire général de la CSC-Enseignement.

Fait suffisamment rare pour être souligné, les syndicats enseignants de Flandre et de la Fédération Wallonie-Bruxelles se mobiliseront d’ailleurs main dans la main en front commun. "On a décidé de constituer un bloc en front commun avec les enseignants flamands après une première action en mars dans une école de Bruxelles", dit Ernst. Pour rappel, l’accueil des enfants sera organisé quoi qu’il arrive.

Lire également

Contenu sponsorisé

Partner content